Projet PSIPJ : des formateurs en apprentissage
Cette formation des superviseurs, d’une durée de cinq jours, est l’aboutissement d’un long processus de préparation. Le directeur du groupe Performance Afrique, Ibrahima Diallo, en consortium avec le cabinet béninois Sesam, a détaillé les étapes franchies. « Nous avons développé des outils en rapport avec les compétences de vie, le micro entrepreneuriat et la gestion des risques climatiques. Ces outils étant développés, nous avons formé 160 formateurs qui doivent accompagner les 40 000 jeunes dans les quatre zones d’intervention du projet, à savoir Brazzaville, Pointe-Noire, Ouesso et Dolisie », a t-il indiqué. Parallèlement à cette formation des superviseurs, une autre session, dédiée aux coachs, avait débuté depuis le 30 juillet. Celle-ci vise à renforcer leurs compétences techniques dans des domaines spécifiques, comme la transformation agroalimentaire et la production animale. L’objectif est de leur permettre d’accompagner efficacement les jeunes dans des filières porteuses. Pour les participants à la formation technique en transformation agroalimentaire, l’importance de cette initiative est d’accompagner les jeunes bénéficiaires dans la réalisation de leurs projets, dont certains vont se former dans l’agroalimentaire. « D’où l’instauration de cette formation pour nous munir davantage de compétences techniques », a indiqué une participante. Elle a souligné que cette formation constituait une valeur ajoutée, tant pour les bénéficiaires que pour les coachs eux-mêmes. Ce processus de formation assure que chaque maillon de la chaîne d’accompagnement soit compétent. Comme l’a signifié le directeur du groupe Performance Afrique, le rôle des coachs est d’accompagner les jeunes à finaliser leur plan d’affaires et à créer leur activité génératrice de revenus. Les superviseurs, quant à eux, veilleront à la qualité de cet accompagnement. À l’issue de ces formations, les jeunes bénéficiaires pourront prétendre à un appui financier pour concrétiser leurs projets, dans le respect des normes environnementales et sociales. Les activités éligibles couvrent un large spectre, allant de l’agriculture à la coiffure, en passant par la soudure et les petits commerces. La prochaine étape consistera en l’accompagnement à l’élaboration des plans d’affaires, avant le financement des projets retenus. Jean Pascla Mongo-Slyhm Légendes et crédits photo :Les formateurs en formation /Adiac |