Projet PSIPJ : des formateurs en apprentissageJeudi 6 Août 2026 - 15:03 Le Projet de Protection sociale et d’inclusion productive des jeunes (PSIPJ) a initié depuis le 3 juillet à Brazzaville une série de formations destinées à renforcer les compétences des acteurs impliqués dans l’accompagnement des jeunes vers l’emploi et l’entrepreneuriat. Ces sessions, qui se déroulent simultanément dans la capitale et à Pointe-Noire, s’inscrivent dans la phase opérationnelle du projet visant à outiller 40 000 jeunes à travers le pays.
Cette formation des superviseurs, d’une durée de cinq jours, est l’aboutissement d’un long processus de préparation. Le directeur du groupe Performance Afrique, Ibrahima Diallo, en consortium avec le cabinet béninois SESAM, a détaillé les étapes franchies : « Nous avons développé des outils en rapport avec les compétences de vie, le micro entrepreneuriat et la gestion des risques climatiques. Ces outils étant développés, nous avons formé 160 formateurs qui doivent accompagner les 40 000 jeunes dans les quatre zones d’intervention du projet, à savoir Brazzaville, Pointe-Noire, Ouesso et Dolisie », a t-il indiqué. Parallèlement à cette formation des superviseurs, une autre session, dédiée aux coaches, avait débuté depuis le 30 juillet. Celle-ci vise à renforcer leurs compétences techniques dans des domaines spécifiques, comme la transformation agroalimentaire et la production animale. L’objectif est de leur permettre d’accompagner efficacement les jeunes dans des filières porteuses. Pour les participants à la formation technique en transformation agroalimentaire, l’importance de cette initiative est d’accompagner les jeunes bénéficiaires dans la réalisation de leurs projets, dont certains vont se former dans l’agroalimentaire. « D’où l’instauration de cette formation pour nous munir davantage de compétences techniques », a souligné une participante. Elle a souligné que cette formation constituait une valeur ajoutée, tant pour les bénéficiaires que pour les coachs eux-mêmes. Ce processus de formation assure que chaque maillon de la chaîne d’accompagnement soit compétent. Comme l’a souligné le directeur du groupe Perdormance Afrique, le rôle des coachs est d’accompagner les jeunes à finaliser leur plan d’affaires et à créer leur activité génératrice de revenus. Les superviseurs, quant à eux, veilleront à la qualité de cet accompagnement. À l’issue de ces formations, les jeunes bénéficiaires pourront prétendre à un appui financier pour concrétiser leurs projets, dans le respect des normes environnementales et sociales. Les activités éligibles couvrent un large spectre, allant de l’agriculture à la coiffure, en passant par la soudure et les petits commerces. La prochaine étape consistera en l’accompagnement à l’élaboration des plans d’affaires, avant le financement des projets retenus. Jean Pascla Mongo-Slyhm Légendes et crédits photo :Les formateurs en formation/Adiac Notification:Non |


Selon la coordinatrice du programme national des filières sociales et coordonnatrice adjointe du projet PSIPJ, Oko Mavoungou Corelli Nick-Stella, la formation cible spécifiquement les agents de l’Agence de développement des très petites, petites et moyennes entreprises. Ces derniers auront pour mission de superviser les coaches sur le terrain. « Une fois que les jeunes seront à la fin de leur formation, on va les accompagner pour l’élaboration des plans d’affaires. Le jeune, quand il arrive, il a une idée-projet. Mais après cette idée, il faut la mûrir avec des échanges et un accompagnement vraiment solide pour que l’idée-projet devienne un projet qui voie le jour », a-t-elle expliqué.








