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Justice vuvuzela

Samedi 6 Février 2016 - 12:16

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Sale temps pour la Cour pénale internationale ! Des enquêtes ciblant exclusivement des Africains, un bureau du procureur instruisant uniquement à charge, une politique de deux poids deux mesures : les accusations pleuvent sur cette institution qui voit sa légitimité mise en doute partout sur le continent.

Capitale, la question a été posée publiquement lors du récent sommet de l’Union africaine et la voie à un possible retrait en bloc des Etats africains se trouve désormais ouverte. S’il est vrai que la justice militaire est à la justice ce que la musique militaire est à la musique, la partition de la Cour lors de l’ouverture du procès de Laurent Gbagbo sonnait tellement faux aux oreilles qu’elle a achevé de convaincre nombre de dirigeants africains de joindre leur voix à celle d’Idriss Deby Itno, le nouveau président de l’Union africaine. Et l’on a même vu Alassane Ouattara, en visite à Paris, déclarer que son pays, la Côte d’Ivoire n’enverra plus un seul Ivoirien devant la CPI.

Remarquons avant d’aller plus loin que nous autres, Congolais, avons eu la sagesse d’adopter une Constitution qui nous met à l’abri d’une telle « justice » aux forts relents coloniaux. Dans son article 10, en effet, la nouvelle Loi fondamentale qui nous régit dispose qu’hormis les cas de perte ou de déchéance de nationalité « aucun citoyen ne peut être ni extradé, ni livré, à une puissance ou organisation étrangère, pour quelque motif que ce soit ».

Disons-le clairement, il est temps d’arrêter à La Haye le concert que livre la « justice vuvuzela » de la Cour pénale internationale ; la place de cette trompette dans laquelle s’époumonaient les supporters lors de la Coupe du monde de football en 2010 est dans les tribunes, pas dans les prétoires. Et voyons si l’Union africaine saura sortir rapidement du piège dans lequel elle s’est elle-même enfermée.  Machine pesante comme toutes les organisations de ce type, elle risque de perdre un temps précieux en discussions inutiles, en négociations stériles, en gesticulations aussi spectaculaires que peu crédibles afin  de convaincre la communauté internationale de son bon droit. Or elle a tout à gagner, dans ce domaine comme dans bien d’autres, à affirmer clairement son indépendance face aux « Grands » de ce monde qui ne songent qu’à l’asservir une  nouvelle fois.

 

 

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