Publié sur adiac-congo.com : toute l'actualité du Bassin du Congo (https://www.adiac-congo.com)

Accueil > Fanatisme

Opinion

  • Éditorial
    - Les Dépêches de Brazzaville
  • Réflexion
    - Jean-Paul Pigasse
  • Le fin mot du jour
    - Gankama N’Siah
  • Humeur
    - Faustin Akono
  • Chronique
    - Boris Kharl Ebaka
  • Brin d’histoire
    - Mfumu
  • Tribune libre
    - Sergueï Lavrov
  • Idées-forces
    - Les Dépêches de Brazzaville
  • Analyse
    - Xinhua
  • Éditorial

Fanatisme

Samedi 1 Octobre 2016 - 12:17

Abonnez-vous

  • Augmenter
  • Normal

Current Size: 100%

Version imprimableEnvoyer par courriel


Ce qui se passe dans le Pool, où les "ninjas" de celui qui se fait appeler "Pasteur Ntoumi" s'emploient à semer de nouveau la terreur, était malheureusement prévisible. Dès lors, en effet, que ce personnage pour le moins sulfureux quittait les fonctions officielles que lui avait confié généreusement le président de la République il ne pouvait qu'être repris par ses démons. Et, par conséquent, instrumentaliser à nouveau les jeunes qui l'entourent.

L'issue de l'affrontement larvé auquel nous assistons ces derniers jours ne fait aucun doute. Et de la même façon que l'Etat de droit s'est imposé à l'ensemble du Congo au sortir des guerres civiles de 1997-1998 de la même façon les populations de la région du Pool que menacent à nouveau les "ninjas" retrouveront rapidement le calme, la paix, la stabilité sans lesquelles aucun progrès économique et social n'est possible.

Mais ce qui vient de se passer dans la commune de Kinkembo, où un train de marchandises a été incendié de façon spectaculaire par les milices de Frédéric Bintsamou, prouve qu'au-delà de l'action menée par les forces de l'ordre et la justice se pose avec acuité un problème d'éducation civique auquel il convient de porter la plus grande attention. Si un homme comme le "Pasteur Ntoumi" parvient à maintenir sous son joug des adolescents et de jeunes adultes c'est d'abord et avant tout parce que les structures qui encadrent la société ne sont pas suffisamment efficaces.

Le problème, dira-t-on, n'est pas nouveau. Certes, mais le Congo est un pays jeune, en voie d'émergence, qui a aujourd'hui tous les atouts nécessaires pour progresser rapidement. Il doit donc inscrire au coeur du programme de "rupture" fixé par sa plus haute autorité le respect des valeurs qui fondent la démocratie. Au-delà de l'action répressive, qui est indispensable si l'on veut ramener l'ordre là où il est menacé, il convient de faire de l'éducation civique le moteur de notre avancée. Et cela concerne chacun d'entre nous, où qu'il vive, où qu'il travaille.

Faire en sorte que plus aucun jeune ne soit embrigadé dans des milices mues par un fanatisme qui n'a rien de religieux est certainement pour le Congo, aujourd’hui, un impératif catégorique.

Les Dépêches de Brazzaville

Edition: 

Édition Quotidienne (DB)

Notification: 

Non

Éditorial : les derniers articles
▶ 7/2/2026 | La terre en célébration
▶ 31/1/2026 | Axe Brazzaville-Dakar
▶ 24/1/2026 | Approche concertée
▶ 18/1/2026 | Congo chapeau 3
▶ 13/1/2026 | Tous sont des jeunes
▶ 14/1/2026 | Faire corps
▶ 2/2/2026 | Le congrès de l'année
▶ 26/1/2026 | Béni soit l'an présent
▶ 19/1/2026 | Période cruciale
▶ 17/1/2026 | Auto-emploi
  • Accueil
  • Partenaires
  • Annonceurs
  • Contact
  • Crédits
  • Mentions légales

Le Groupe

  • Les Dépêches de Brazzaville

  • Le Courrier de Kinshasa

  • ADIAC TV

  • Musée du Bassin du Congo

  • Éditions les Manguiers

  • Imprimerie du Bassin du Congo

Services

  • Abonnez-vous
  • Newsletter
  • Abonnement flux RSS
  • Abonnement média
  • Offre spéciale Entreprise
sas.cmd.push(function() { sas.render("94320"); // Format : Floor Ad 728x90 });

URL source: https://www.adiac-congo.com/content/fanatisme-56386