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Justice populaire

Mardi 25 Avril 2023 - 18:15

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Devant la montée inquiétante de l’insécurité dans les grandes villes, la population se fait justice elle-même. Elle a dû constater la faiblesse des procédures punitives de l’Etat. Ces derniers temps, on assiste à des scènes d’assassinat d’une rare violence de présumés brigands communément appelés « bébés noirs » ou « kuluna ». Le dernier fait en date remonte au 19 avril, dans le neuvième arrondissement de Brazzaville, où la population a brûlé vifs  deux « bandits ».

Au-delà du danger que peut représenter une justice populaire, on s’interroge sur les causes réelles de cette forme de violence qui refait surface dans les grandes agglomérations. Des observateurs évoquent, entre autres raisons, le chômage et l’oisiveté frappant de plain-pied la couche juvénile. 

C’est pour cette raison que les pouvoirs publics s’activent à la mise en œuvre des centres de réinsertion, notamment à Aubéville dans la Bouenza, à Bokania et Otsendé dans la Cuvette et à Odziba dans le Pool. Dans le même ordre d’idées, le Haut commissariat à la justice restaurative multplie lui aussi les initiatives s’inscrivant dans le cadre de la création des débouchés pour occuper les jeunes désoeuvrés.

Est-ce seulement le désoeuvrement qui justifie la commission d’actes criminels ? La réponse à cette question ne peut qu’être nuancée.  Parce qu’il est démontré l’influence considérable sur les jeunes de l’effet de mode conditionné par les images véhiculées à travers les médias et les réseaux sociaux faisant l’apologie de la violence.

Les sociologues et les politiques ont un travail de fond à mener pour déceler les causes de cette violence et trouver rapidement les moyens d’y mettre fin.  C’est ce qui s’appelle de l’anticipation.   

     
 

 

  

 

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