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Sauver les transports fluviaux

Mercredi 8 Novembre 2023 - 12:30

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Dans sa livraison n°4625 du mardi 31 octobre 2023, le quotidien « Les Dépêches de Brazzaville » consacre un éditorial important sur le « corridor 13 » et rappelle à ce sujet la signature d’un accord entre la Banque mondiale et la République du Congo, la construction et la réhabilitation des ports secondaires le long du fleuve Congo et de l’Oubangui, l’entretien des voies navigables, la sécurisation du transport fluvial, la construction des infrastructures marchandes et le renforcement des capacités des acteurs.

Qui dit mieux ? qui dit mieux, si l’on sait qu’après avoir été pendant longtemps dans l’histoire du Congo et de l’Afrique centrale, le maillon vital de la voie transéquatoriale, les transports fluviaux du Congo ont connu depuis la fin des années 1980, avec la longue liquidation de l’Agence transcongolaise de communication, une visibilité discutable dans le traitement des infrastructures de base de l’économie congolaise.

Aujourd’hui à la disposition d’une exploitation quasi artisanale aux mains d’un secteur privé national très peu outillé, les transports fluviaux accusent une dégradation très prononcée des conditions de transport des personnes et des biens qui devient un handicap majeur pour le développement économique et social de la population du Nord Congo des zones fluviales.

Ces zones, comme on le sait bien, avec les transports fluviaux, sont un levier de première importance pour le développement.

Avec la mise en œuvre de l’accord signé dans le cadre du « corridor 13 », l’Etat va assurer à ce secteur un appui minimal pour préparer les conditions optimales d’apport des capitaux privés pour le faire ainsi contribuer à la revitalisation de la vie économique du Congo dans le cadre de la marche vers le développement.

Les transports fluviaux sur le Nord Congo intéressent une grande aire de peuplement et de développement incluant les cours d’eau suivants : le fleuve Congo-Oubangui avec la ligne Brazzaville-Mossaka-Loukoléla-Impfondo-Bétou-Bangui, avec la ligne Makotimpoko-Gamboma, l’Alima avec la ligne Mossaka-Oyo-Okoyo, la Likouala Mossaka avec les lignes Mossaka-Owando, et Mossaka-Makoua-Itoumbi, la Sangha et la Ngoko avec des lignes Brazzaville-Mossaka-Ouesso, Ouesso-Kabo-Bomassa et Ouesso-Tala-Tala, la Likouala aux herbes avec la ligne Mossaka-Bouanéla-Epéna.

A cette aire du territoire national, il convient d’ajouter naturellement la République centrafricaine, le Sud du Tchad et le Sud Cameroun.

L’aménagement du « corridor 13 » va permettre le désenclavement et le développement en nourriture de Brazzaville et de la zone Sud, le Tchad et le Sud Cameroun.

Avec les transports fluviaux modernisés et sécurisés, c’est la diversification et l’intensification des échanges entre Brazzaville et l’aire géographique des cours d’eau précités ; c’est également et surtout la connexion heureuse de l’exploitation forestière du Nord Congo avec l’autre voie nationale fleuve Congo, Chemin de fer Congo-Océan, Port de Pointe-Noire.

Que dire des retombées économiques en matière d’emplois connexes, d’impôts et taxes, de petits métiers ?

Comme pour conclure, en attendant que beaucoup de choses ne se mettent en place, on peut être permis de saluer la coopération Banque mondiale/Congo, souhaiter la mise en œuvre créatrice et vivante de l’accord relatif au « corridor 13 », suggérer que le gouvernement examine déjà la possibilité de travailler en faveur d’une mobilisation de l’investissement dans les transports fluviaux et leur modernisation qui s’appuieront sur un appel des capitaux privés.

Emile Aurélien Bongouandé

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