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Et pourtant le malade n’a besoin que d’assistance !

Lundi 4 Novembre 2013 - 0:50

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Ce cri du cœur est celui de nombreux malades rencontrés dans certains centres hospitaliers privés et publics, car, disent-ils, la maladie n’avertit pas, elle surprend. Pourquoi alors cette indifférence de certains collègues et connaissances ? Cela étant, le malade peut se faire de plus en plus malade lorsqu’au niveau de l’hôpital, par exemple, ou dans tout autre centre de traitement, l’accueil qui lui est réservé est lent et lambinant. Il peut aussi se faire soucis et ennuis lorsqu’il manque du minimum d’assistance morale.

Et la consultation chez les médecins devrait se passer par ordre d’arrivée, mais hélas, trop de passe-droits mettent à mal les malades venus les premiers, mais qui doivent attendre d’être reçus pendant quarante-cinq minutes, voire une heure. Du coup, c’est la frustration et l’angoisse qui naissent, occasionnant stress et autres états psychologiques dangereux pour la santé. Oui, l’assistance dont on fait état ici est d’ordre général : familiale, sociale, morale et financière. Une chose est vraie, dans toutes les familles, il est rare de voir que tout le monde se porte bien au sens strict du terme, car qu’on le veuille ou non, chacun a ses pathologies, et certaines sont silencieuses. Ce sont les plus dangereuses, car elles surprennent.

Ainsi, par solidarité humaine, on est amené à accorder une attention toute particulière lorsque le ou la voisine, le ou la collègue, une connaissance ou un ami se dit « malade », car si de l’attention lui est accordée, le confort moral du malade s’en ressentira. Et de là arrive facilement toute l’assistance dont le malade a besoin. Étant donné que la maladie est inhérente à la vie de l’individu, il n’est pas socialement bon que les membres de la famille ne se mobilisent pas lorsque l’un des leurs est admis à l’hôpital. « L’hôpital ne se raconte pas, il se vit », disait un malade à peine sorti d’une hospitalisation de près de deux semaines à l’un de ses cousins.

L’assistance, semble-t-il, n’est pas toujours le fait d’apporter de l’argent aux malades, puisqu’il n’est pas toujours facile d’en trouver au moment où le besoin se fait sentir, mais par des mots humainement doux le malade peut guérir moralement. Les médecins eux-mêmes le disent, plusieurs maladies ont aussi des origines psychosomatiques. L’assistance morale est donc un grand remède, surtout lorsque le malade est dans une période de convalescence. Alors pourquoi vous, parents, camarades, amis, collègues et connaissances de toute nature, éviteriez-vous d’être à côté du malade physiquement ? En réalité, un bon voisin, un bon collègue, un bon ami, une bonne connaissance ne trouve sa raison d’être et son sens que lorsque celui qui vous est proche est en situation inconfortable. « Certains Congolais sont des amis des bières et du pain », autrement dit, ceux du temps des vaches grasses, reproche fait par un oncle à l’un des amis de son neveu qui est resté alité près de trois semaines sans qu’aucun ami ne s’en préoccupe.

Il y a de l’absurdité chez les gens qui se comportent comme on vient de le dire, c’est-à-dire en fuyant les malades. Ces gens-là sont les spécialistes des dépenses non humaines et antisociales. Quelle sale habitude de voir des gens dépenser leur argent dans la boisson et autres substances au moment où l’un des leurs doit faire face à l’hôpital aux achats de médicaments. Oui, la santé n’a pas de prix, mais elle a un coût. Et leur degré d’indifférence se matérialise lorsqu’on les voit faire des digressions chaque fois qu’on leur parle de la santé de celui qui est souffrant à l’hôpital.

Quand donc l’humanité pourra-t-elle corriger les écarts de comportement de certains citoyens peu sensibles à ce qui arrive aux autres sur le plan sanitaire ? Il est temps que chacun dans son for intérieur se pose mille et une questions afin de mieux cultiver la solidarité et l’humanisme, car l’homme n’a d’importance que si son entourage lui accorde une certaine valeur, surtout en cas de maladie. Arrêtons donc ces attitudes réfractaires qui sont le propre d’un individualisme rarement heureux.

Faustin Akono

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