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Le crédit au Congo : utile en théorie, contraignant en pratique

Vendredi 8 Mai 2026 - 13:53

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Si le crédit existe au Congo, il fonctionne mal comme levier de développement.  En effet, s’il sécurise les banques, il contraint fortement l’emprunteur. Beaucoup de personnes s’interrogent sur l’impact du crédit sur l’économie nationale. La question n’est pas de savoir si le crédit est utile ou pas, mais quels types de crédit et à quelles conditions.

Le crédit au Congo : utile en théorie, contraignant en pratique

Le crédit est un élément stimulant du développement économique. Il peut stimuler la consommation: l’achat d’une voiture, d’un logement, ou d’un bien quelconque. Il peut stimuler l’investissement en fournissant de la trésorerie pour l’ouverture d’un commerce ou d’une petite et moyenne entreprise. Dans ces conditions, on peut dire que le crédit contribue à la croissance économique, mais dans les faits, au Congo la situation est nuancée. Car l’accès au crédit est difficile, les coûts sont très élevés et les informations fournies très incomplètes, sans compter les durées de remboursement aléatoires et de très longues procédures.

Le résultat de tout ceci, un faible impact sur l’économie réelle

L’autre problème qui peut être considéré comme un frein à l’accès au crédit est le manque de transparence initiale. En effet, au départ la banque annonce un taux, mais ne détaille pas clairement le coût total. Et puis apparaissent d’autres charges supplémentaires qui sont une assurance obligatoire, les charges du notaire, les frais de dossier, la domiciliation obligatoire du salaire, les frais de main levée payables aux impôts à la fin du remboursement total du crédit pour espérer pouvoir récupérer tranquillement votre titre foncier mis en garantie chez le notaire. C’est alors que vous découvrez le vrai coût de votre crédit. Le cas de ce haut cadre que nous avons rencontré dans une banque qui manifestait son mécontentement de n’avoir pas été suffisamment renseigné sur les conditions d’accès et de remboursement d’un crédit de 30 000 000 FCFA pour l’achat d’une voiture qui, au final, lui aura coûté 45 000 000 FCFA après cinq ans de contrainte budgétaire.

Les banques congolaises ont élevé leur indice de fiabilité et de risque pour l’accès au crédit. Domiciliation de salaire obligatoire, stabilité professionnelle exigée, possession d’un titre foncier. Ces conditions peuvent apparaître exclusives pour les travailleurs indépendants, les jeunes et le secteur informel. Cela ne favorise pas l’inclusion financière qui est pourtant l’un des objectifs voulus par les pouvoirs publics.

Autres obstacles à l’accès au crédit, le coût global élevé. Ce coût comprend des intérêts élevés, des frais cumulés, les durées de remboursement très courtes entre trois et cinq ans, même quand il s’agit d’un crédit habitat (Achat des terrains ou finition des travaux).

Il est vrai que le crédit est un instrument de stimulation de l’économie, mais dans notre pays, le Congo, il existe plusieurs facteurs qui rendent son accès difficile parmi lesquels on peut citer la lenteur et la complexité des procédures, des délais de validation centralisés, des procédures longues.  

Le crédit stimule-t-il vraiment l’économie ?

Au Congo, cet effet est limité comme solution, il faut réduire les procédures ou les rendre transparentes dès le départ (Coûts, taux d‘intérêt, conditions d’intérêt), encourager les crédits productifs en accordant une attention particulière aux petites et moyennes entreprises et aux jeunes entrepreneurs.

Emmanuel Mbengué

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