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Quand des écoles privées perdent leurs scandaleux pourcentages aux examens d’État !

Samedi 2 Septembre 2017 - 18:44

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Et si l’on ne prend garde, on risquerait d’assister à l’avenir à une formation au rabais dans certains établissements d’enseignement privé vu la tournure que prend la chose ces deux dernières années. Que se passe-t-il réellement dans ces écoles privées ? Pourtant, il y a quelques années, elles excellaient  dans des pourcentages scandaleux lors des publications des résultats des examens d’État. Il y a certainement que ces pourcentages outragés étaient soutenus par un château de cartes qui s’est écroulé facilement dès que le système de fraude a été décelé par les nouvelles autorités nationales scolaires. Tentons de le comprendre. N’hésitons pas à le dire haut et fort, c’est une vraie antivaleur qui a été à la base de ces faux pourcentages aux examens d’État dans certaines écoles privées. Et ces deux dernières années, la manière dont les examens d’État sont organisés donne plus de la valeur aux dits examens, notamment le BEPC, le baccalauréat, le CEPE et bien d’autres.

Il n’y a plus de portable à l’oreille ou à l’œil lors du déroulement de ces examens. En plus le système des « labos », autrement dit le fait de recruter des élèves du supérieur ou même certains encadreurs qui foulent aux pieds des préceptes pédagogiques pour travailler des sujets d’examens lors du déroulement de ces épreuves dans des endroits cachés pour les remettre par la suite de la façon « maligne » aux candidats. Aussi la pratique de retrouver tel ou tel sujet sur la toile a été vaincue. Et la mesure disciplinaire de la fermeture de certains établissements scolaires qui ont brillé par des méthodes de fraude à ciel ouvert a été appliquée. Encore que les appels incessants des gestionnaires du système éducatif à l’endroit des élèves, enseignants, parents d’élèves et aux gestionnaires circonstanciels des examens d’État a été sans complaisance. Ce  sont donc ces quelques éléments qui ont beaucoup contribué à la chute vertigineuse de ces faux pourcentages.

Toujours dans le même ordre d’idées, il y a aussi le problème des profils des encadreurs et enseignants dans certaines écoles privées, sans oublier aussi celui du volume horaire qui contribuent sans doute à la baisse brutale de ces pourcentages. Tenez ! Comment comprendre qu’un encadreur qui évolue dans une classe d’examen est toujours en contradiction avec ses élèves sur des solutions des exercices que lui-même propose. Aujourd’hui, c’est telle solution, et demain c’est une autre pour un même exercice. Et cela se passe de temps en temps poussant même les apprenants à s’interroger sur le niveau pédagogique réel de l’encadreur. C’est du « tâtonnement pédagogique », lui-même est le résultat d’un profil douteux.

Et des volumes horaires des disciplines enseignées ! Il y a là un sérieux problème qu’il faut vite résoudre. L’Institut national de recherches et d’action pédagogique (Inrap) sait pourquoi elle avait fixé pour chaque matière ses nombres d’heures par semaine pendant la période scolaire. Quelquefois, hélas ! Ces volumes horaires ne sont pas respectés. D’où il est parfois triste de lire non pas six heures ou huit heures de cours de Français ou des Mathématiques par semaine sur un emploi du temps d’un élève de la troisième ou des séries C ou A, mais plutôt trois  heures par semaine. Alors où sont passées les autres heures ?  Elles sont tout simplement supprimées pour éviter de majorer le gain de l’enseignant qui doit intervenir.

À un mois de la rentrée des classes, des établissements d’enseignement privé qui ont eu des pourcentages d’admission au rabais aux examens d’État devraient faire une « vraie introspection » afin de redorer leur blason des meilleurs pourcentages et non des faux aux examens d’État.

 

Faustin Akono

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