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Ces oubliés et ces méconnus de l’histoire congolaise : L’histoire du Congo à travers la chanson : de l’indépendance à la victoire des Diables Rouges à Yaoundé (suite du numéro précédent)

Jeudi 17 Août 2017 - 16:58

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1972 est une année qui fait basculer le Congo dans une autre dimension, celle du coup d’Etat et du complot permanent. Emboîtant le pas à Jacques Eboma dans la stigmatisation de la violence comme mode de règlement des conflits, Mwan’Odile,  Joséphine Bijou et  « Les Orphelins », groupe vocal, en vogue à cette époque, chantent « Au secours »,  pour sauver le pays et son président Marien Ngouabi. Prémonitoire !  

En cette année 1972, pendant que Diawara et son monde tentent de renverser Marien Ngouabi, les Diables Rouges, l’équipe nationale du Congo, participent à la 8ème Coupe d’Afrique des Nations. Les transistors, c’est ainsi que l’on désignait le poste récepteur radio,  volume à fond, dans toutes les chaumières congolaises, diffusent, au jour le jour, les exploits des joueurs congolais. Joseph Gabio et Germain Bisset tiennent en haleine le public congolais. Gomez de Makanda est resté dans les mémoires avec l’épisode hilarant du message en direct à Joseph Gabio, demandant aux joueurs de mettre du charbon dans leurs bottines pour contrarier les fétiches de l’équipe adverse. Le succès est au prix du travail. Le Congo fut battu.

Le 5 mars 1972, le Congo remporte la Can (Coupe d’Afrique des Nations) face au Mali, par 3 buts à 1. Mbono Sorcier, sacré meilleur buteur du tournoi avec ses trois buts,  est le « bourreau » des Maliens. Inattendu. C’est la consécration des joueurs issus du foot-pelote.  Ngolé Jean Pierre, accompagné d’autres supporters, venus de Brazzaville,  rejoignent Gabio et Bisset dans la cabine de reportage. Ils entonnent la chanson « Ya biso Congo ballon na makolo… Congolais ». Comme le dit Ghislain Joseph Gabio dans son livre : « La véritable histoire du football congolais »,  cette chanson, Jean Pierre Ngolé l’a composée au cours du voyage les conduisant au Cameroun. Kosmos Moutouari et les Bantous de la capitale enregistrent  la chanson « Diables Rouges ».  Diables Rouges, dit la chanson, élombé ya mboka Congo, champions ya l’Afrique. Bato ba ko kamwa pe baleli biso bana Congo oo to gagner étumba, nsayi éleki na nzoto po lelo to gagner Congo a lakissi sékélé ya ndembo longonia topesi bino bana mboka…,  avant d’égrener les noms des champions : Matsima, Dengaky, Niangou, Ngassaky, Ndolou, Minga, Bahamboula, Balekita, Moukila, Mbono, Mpelé, Matongo. D’autres joueurs ont aussi fait le déplacement de Yaoundé : Tandou Paul, Mboungou Emmanuel, Poaty Gilbert, Mayanda Emmanuel, Ongagna Excellent, Samba Gabriel, Mbemba Paul, Boukaka Samuel, Foutou Félix, Ndouli Augustin. L’équipe congolaise est la seule, dirigée par un trio local : Oba Michel,  Bibanzoulou Amoyen et Mayala Désiré. Parenthèse. Les différents « sorciers blancs recrutés depuis des décennies à coup de contrats mirobolants, n’ont pas réussi à hisser de nouveau le Congo sur les cimes du football africain. Il est  peut-être temps de tenter autre chose.

Incroyable mais vrai !  Le Congo, Petit Poucet avant la compétition, a gagné. Cette victoire plonge les Congolais dans une joie indescriptible. La chanson de Kosmos traduit le bonheur de tout un peuple, uni dans la victoire. Ne dit-on pas que le sport est le ferment de l’unité ? Pourvu qu’il soit utilisé à bon escient. Le Congo est en liesse. Des milliers de personnes s’entassent à l’aéroport Maya-Maya pour accueillir leurs  champions qui, après un tour de la ville, présentent la Coupe d’Afrique des Nations au président Marien Ngouabi, en sa résidence de l’état-major. La Fécofoot (Fédération congolaise de football) a fait du bon boulot. Elle est composée de : Gilbert Makoundia, Georges-Emmanuel Zoula, André Kitoko, Pierre Lobagne, Edouard Dziat-Kimpembe Kiayoulou, Ayessa, Jean-Gilbert Mfoutou, Henri-Emile Mondjo et Théophile Nganga.

C’est l’occasion de rappeler qu’avant cet exploit, le football congolais avait déjà entamé sa descente aux enfers. Depuis cette époque, les résultats de notre équipe nationale sont faibles. Les rares fulgurances observées, de-ci de-là, ne sauraient faire illusion. Ici, comme  dans d’autres secteurs, il faut sortir de l’improvisation permanente, modus operandi  congolais. Les vrais héros ne sont pas toujours ceux que l’on croit.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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