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La Conférence nationale, 25 ans après

Dimanche 27 Décembre 2015 - 16:47

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En 1991, la Congo tient sa Conférence nationale. Ceux qui sont nés cette année-là auront 25 ans en 2016. Il n’est pas inutile de leur rappeler le contexte politique dans lequel ils sont nés, d’autant que dans notre pays le rapport à l’histoire est équivoque voire ambigu. Le passé est passé. En général, on en parle plus. Sauf pour remuer les vieux démons.

Cette année-là, un groupe d’hommes politiques, exclus du système qui les a nourris et dont ils se sont nourris, tiennent leur revanche. En tout cas, ils en ont le sentiment. Ils réussissent à obtenir la tenue de la Conférence nationale. Le chef de l’État, Denis Sassou N'Guesso, s’y prête de bonne grâce. Pendant près de six mois, c’est à un chœur de déni et de dénégation auquel on assiste. Personne ne veut assumer sa part de responsabilité. L’écho malveillant des philippiques, dont  ils abreuvèrent Denis Sassou N'Guesso, résonne encore dans les têtes de ceux qui vécurent ce moment pathétique de notre histoire contemporaine. Dans un article paru dans Libertés, je qualifiais cette conférence de mascarade, de bouffonnerie. En réalité, je n’ai jamais cru en cette conférence. Et je n’ai pas changé d’opinion sur un moment sacramentel raté. 

À cette occasion, splendide face à l’adversité, Sassou N'Guesso prononce son historique « J’assume ». Sans ostentation, il assume pour lui, et pour tous ceux qui, comme lui, ont dirigé le Congo. Il assume aussi  pour ses contempteurs du monde de la politique politicienne.  Quelle belle preuve d’abnégation !

25 ans après, le décor est complètement chamboulé. Certains contempteurs ont changé de camp. Tout s’est brouillé. Les certitudes d’hier ont laissé la place aux revirements. Plusieurs  dénigreurs, comme tous les transfuges, sont devenus des garde-chiourmes outranciers; d’autres partisans puis opposants me font penser à la célèbre chanson de Franco, Course au pouvoir ; enfin, certains irréductibles de 1991 continuent de rêver. On se demande, 25 ans après, alors qu’ils sont dans la déclinante, ce  qui les fait courir ou plutôt après quoi courent-ils ? Comme la politique ne connaît pas la retraite, ils peuvent encore espérer. Cette incongruité n’est pas congolaise. Cette énergie, mise au service d’une contestation improductive,  aurait pu utilement être mise au service du pays, autrement que par des discours torrentiels qui finiront par  emporter ceux qui les tiennent. Quel gâchis !

À quelques semaines de l’anniversaire de la Conférence nationale, au regard de toutes les péripéties, parfois dramatiques, vécues dans le pays, il n’est pas superflu de poser la question de savoir ce qui est bon pour le pays,  au moment où il s’apprête à mettre en place les institutions de la nouvelle République.

La politique doit opérer sa mue pour changer le Congo et capitaliser les bienfaits de la paix instaurée par Denis Sassou N'Guesso qui est dans le vrai, en en faisant son crédo. Pour cela, la violence verbale parodique et la vacuité du propos doivent céder la place à la décrispation. Par sa pondération, il en donne l’exemple. Nous devons pouvoir construire ensemble au-delà des clivages introuvables. Le Congo doit être notre unique point de convergence. Le reste semble relever de l’anecdote.

Ainsi va le Congo, entre allégeance, abandons,  renoncements, geignements et opposition factice et frivole.  Le temps du dialogue constitutionnalisé est enfin arrivé. Sans tabou, tous les sujets pourront être débattus pour sortir le Congo de l’ornière des discussions de buvettes. Désormais, un cadre idoine permet de débattre à condition de transcender les calculs égoïstes et de mettre fin au sectarisme et au carnage verbal. Il s’agit, avec la nouvelle Constitution, de profiter du cadre fécond qu’elle promeut pour faire taire les haines politiques qui ont causé beaucoup de  torts au pays.  Elle pose, cette nouvelle Constitution, les bases d’une véritable  refondation de la politique nationale, gage de progrès et de justice sociale, si chacun y met du sien. Plus qu’aux ambitions personnelles, Le premier pas de sa mise en œuvre, c’est l’élection présidentielle, prévue pour le  premier trimestre de l’année 2016, dans un contexte dépassionné. Tout le monde doit y contribuer. Qu’elle est loin, la Conférence nationale et ses diatribes. Autres temps, autres mœurs.

 

MFUMU

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