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Le Fespam 2013

Vendredi 12 Juillet 2013 - 6:00

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Poto-Poto mboka monene, Poto-Poto une grande ville, chantait Antoine Moundanda.  Ce quartier cosmopolite abritera à partir du 18 juillet  la 13ème édition du Fespam (Festival panafricain de musique), au Stade Eboué.

C’est dans ce quartier que prit naissance la musique congolaise dite moderne il y a 80 ans environ. Et, pendant longtemps, Poto-Poto est resté le lieu des mondanités de Brazzaville, ville de musique, comme le disait si bien Bibi de Massouka au début des années 60 : Joli joli Brazzaville au Congo des carnavals. Cette chanson exécutée par l’orchestre Cercul Jazz de Ntounta et Franklin  Boukaka magnifiait une ville immergée dans une atmosphère festive quasi permanente, en particulier Poto-Poto, avec des bars entrés dans la légende de la vie mondaine : Gaité Brazza, Congo Zoba, Chez Baker, Tala Tala, Bouya bar, Chez Faignond, Pavillon Bleu, Mon pays, Bozoum Bar, Bar, Congo Bar, Chez Cardot, Fiesta, Café Nono, Makambo, Cara la Causette etc. 

De tous ces lieux de divertissement Chez Faignond est, sans conteste, le plus emblématique. Tout le monde y accourt. Sa réputation  dépasse les frontières nationales. Ce bar est le siège de l’orchestre Bantous de la capitale à sa création et, aussi, celui  de la Violette, association féminine de Georgine Saba, Mme Faignond dans la vie, immortalisée par le chanteur Tino Mab dans la chanson « Mariana », une ode à l’amitié et à la femme, femme exaltée par Franklin Boukaka dans « Les Brazzavilloises » … vraiment formidables, drapées dans leur pagnes aux couleurs d’arc-ciel, ces couleurs chatoyantes qui se répandent dans nos rues dès potron-minet et les habillent d’un manteau de gaité, en lingala  esengo, au pluriel bisengo, que chante Mulamba Joseph, Mujos, dans une œuvre de Jean-serge Essous, « Auguy na nganda » : Bisengo bimati é na nganda ya Faignond éé. 

Il s’agit ici du site situé, à l’époque, au kilomètre 13, limite  dite nord de l’agglomération Brazzaville où Faignond avait ouvert une extension de son mythique bar dont le nom renvoyait subliminalement au tout premier du même nom, sis rue Mbakas à Poto-Poto. Cette artère est désormais dénommée Emile Faignond. Au-delà de la borne kilométrique 13 on accédait, après avoir traversé une petite zone sablonneuse, aux villages Kombo et Massengo, aujourd’hui intégrés dans la commune de Brazzaville.

La gaieté, que n’altèrent pas les difficultés existentielles  inhérentes à toute vie humaine, Poto-Poto la doit, en premier lieu, à la musique, exécutée par ses orchestres : Bonne Espérance, Mélo Congo, Victoria, Negro Jazz,  Cercul Jazz, Bantous, Negro Band, Novelty, African Mod Matata, Kimbo Touma, Orphée Jazz, Les Fantômes, Super Boboto, Trois Frères. Des noms comme Paul Kamba, Albert Loboko, Dadet Damongo, Bienvenu Beniamino, Lamotha, Liberlin de Shoriba, Diaboua Lièvre, Pandi Saturnin, Michel Makouala, Joseph Kaba, Jean-Serge Essous, Célestin Kouka, Edo Ganga, Pamelo, Michel Boyibanda, Celi Bitsou, Marie Bella, Maurice Obami, Freddy Kebano, Théo Blaise, Mbaki Aaron, Ange Linaud, sont inscrits dans la nomenclature de la  galaxie musicale mondiale. 

Mais la musique, à Poto-Poto, c’est aussi la musique traditionnelle,  millénaire, substratum de la musique moderne dont le ballet Diaboua fut l’émanation. Elle rencontre toujours un grand succès auprès du public et nourrit de sa sève vivifiante toutes les autres formes musicales, notamment, la  nouvelle obédience dénommée musique tradi-moderne et qui prolifère avec un succès certain. 

La musique à Poto-Poto c’est aussi la Chorale des Piroguiers, à dominante fortement religieuse. Enfin, pardonnez l’allure volontairement tautologique de la litanie qui suit ; la musique à Poto-Poto c’est enfin cette  musique qui s’institue musique religieuse par opposition à la musique  mondaine qui a donné ses titres et ses lettres de noblesse à la musique congolaise.

Plein succès au Fespam 2013.

Mfumu

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