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Massamba-Débat et Marien Ngouabi

Jeudi 26 Novembre 2015 - 17:57

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Le 28 novembre 2015, la République du Congo aura 57 ans. Son histoire est déjà truffée de faits passionnants. Deux, précisément, nous reviennent à l’esprit. La première est celle de Massamba-débat, la seconde concerne Marien Ngouabi.
Massamba-Débat est le deuxième président de la République du Congo, depuis l’indépendance. Président de l’Assemblée nationale, il  est appelé au gouvernement par le président Fulbert Youlou. Quelques temps après, il est débarqué et nommé ambassadeur dans un pays occidental. Il refuse cette nomination et rejoint son village, Boko, dans l’actuel département du Pool. Jusque-là, la chronique ne note pas une opposition frontale entre les deux hommes. Mais, pour avoir décliné sa nomination en qualité d’ambassadeur, Massamba-Débat s’est imposé, malgré lui, comme une alternative à Youlou quand celui-ci est renversé par le mouvement des 13, 14 et 15 août 1963. C’est lui qu’on va chercher à Boko, pour devenir le Premier ministre de la transition du 16 au 8 décembre 1963. C’est une ordonnance qui organise les pouvoirs pendant cette période. Face à lui, quasiment personne. Le Mouvement national de la Révolution (Mnr) le parti unique, qu’il crée, domine l’échiquier politique contrairement à la période précédente, où il existait au moins trois grands partis : Le PPC (Parti progressiste congolais) de Félix-Tchicaya, le Msa (Mouvement socialiste africain) de jacques Opangault et enfin l’Union de défense des intérêts africains (Uddia) de Fulbert Youlou. Les multiples syndicats, à l’origine de la chute du président Youlou, cèdent leur place à la Confédération syndicale congolaise (CSC), les femmes et les jeunes sont embrigadés dans des organisations spécifiques. La révolution des 13, 14 et 15 août 1963, marque, chez nous, le début du règne de la pensée unique, qui maintiendra sa chape de plomb pendant des décennies. Au cours de cette période, l’opposition est incarnée par Kolélas, dont l’activisme, appuyé par Léopoldville, donne du fil à retordre au pouvoir de Brazzaville. Son opposition au marxisme léninisme, au-delà du pouvoir de Massamba-Débat, est presque viscérale.
Comme si les faits avaient tendance à se répéter dans notre pays, c’est le refus d’une affectation à Pointe-Noire qui, soudainement, place sous les feux de la rampe, le capitaine Marien Ngouabi. Ce déni d’autorité signe son opposition aux méthodes de direction de Massamba-débat. Ce dernier décide de le rétrograder de capitaine à caporal. C’est le début d’une épreuve de force entre les deux hommes. Marien Ngouabi a raison de Massamba-Débat qui, de guerre lasse, abandonne le pouvoir et retrouve son village de Boko.
Marien Ngouabi, officier de l’armée congolaise, est relativement discret, comme Massamba-Débat, avant son affectation. Il est intéressant  d’observer que les mêmes causes ont produit les mêmes effets. La transgression, ici, le refus d’obtempérer, qui est à l’origine de la mise en lumière de deux personnalités que l’on n’attendait pas. Et pourtant, ce sont eux qui ont marqué, de manière indélébile, la vie politique nationale. Le premier, avec l’adoption du marxisme comme idéologie et, le second, comme le créateur du premier parti marxiste au pouvoir en Afrique.  Le Parti congolais du travail est fondé en 1969, un an après la prise du pouvoir par le capitaine Marien Ngouabi en juillet 1968.
Massamba-Débat et Marien Ngouabi, deux trajectoires inattendues et contrariées, qui ont connu la même fin tragique.
 

MFUMU

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