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Regards sur les cinquante dernières années (1965-2015) 1983

Jeudi 19 Mai 2016 - 17:30

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La création de la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC) reste la grande affaire de cette année 1983. L’autre dominante de l’actualité est le Grand Prix de littérature obtenu par Sony Labou Tansi.

La Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale, créée en octobre 1983 compte actuellement 10 États membres : l’Angola, le Burundi, le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, le Gabon, la Guinée Equatoriale, la RD Congo, Sao Tome & Principe et le Tchad. Elle découle de la mise en application de l’Acte final de Lagos (avril 1980). Sa superficie est de 6 640 600 Km² pour une population estimée à plus de 130 millions d’habitants. Ses missions sont définies dans le chapitre II,  article 4 du Traité qui stipule : le but de la «Communauté est de promouvoir et de renforcer une coopération harmonieuse et un développement équilibré et auto-entretenu dans les domaines de l’activité économique et sociale, en particulier dans les domaines de l’industrie, des transports et communication, de l’énergie, de l’agriculture, des ressources naturelles, du commerce, des douanes, des questions monétaires et financières, des ressources humaines, du tourisme, de l’enseignement, du perfectionnement, de la culture, de la science et de la technologie et du mouvement des personnes en vue de réaliser l’autonomie collective, d’élever le niveau de vie des populations, d’accroître et de maintenir la stabilité économique, de renforcer les étroites relations pacifiques entre les Etats membres, et de contribuer au progrès et au développement du continent africain».

Pour son fonctionnement, la CEEAC s’appuie sur les institutions suivantes : la Conférence des chefs d’État et de gouvernement ; le Conseil des ministres; la Cour de Justice (non encore opérationnelle); le Secrétariat Général, organe exécutif de la Communauté ; la Commission consultative et les Comités techniques spécialisés. D’une manière générale, la CEEAC entend renforcer les capacités de toutes les parties prenantes pour le développement des échanges commerciaux intra et interrégionaux. Il va sans dire qu’avec ses 100.000.000 d’habitants, la CEEAC dispose d’un extraordinaire bassin de lecteurs dont pourraient profiter ses écrivains, et notamment, ceux du Congo, à l’instar de Sony Labou Tansi, Grand Prix littéraire en 1983. Ce prix est décerné par l’Association des écrivains de langue française (Adelf).

Ecrivain congolais, né le 5 Juin 1947 à Kimwenza, au Zaïre, actuelle République démocratique du Congo, Sony Labou Tansi est enseignant de formation. Il se lance dans la littérature en 1979 avec son roman « La Vie et demie et sa pièce de théâtre, « Conscience de tracteur », éditée aux N.E.A. – CLE. « Demain l’Afrique » et « Le Point », deux hebdomadaires, publiés à Paris ont consacré cette année-là des papiers sur le premier roman du jeune écrivain congolais. Sylvain Bemba, son prestigieux devancier, écrit au sujet de « La vie et demie », « 192 pages hallucinantes qui sautent à la gorge, déchirent sans pitié, crèvent l’écran, les tympans, les yeux, pètent le feu, mettent des réacteurs au texte littéraire pour l’accélérer jusqu’au paroxysme de la vitesse ».

Écrivain prolifique et pluridisciplinaire, il a publié « L’Etat honteux » en 1981 et, en 1982, « Moi, veuve de l’empire ». Assez rapidement, il s’impose comme le chef de file de la nouvelle génération d’auteurs africains. Son talent de metteur en scène, il le met au service de sa troupe le Rocado Zulu Théâtre. Après coup, il n’est pas exagéré de dire que, Sony Labou Tansi, anticonformiste, est un écrivain incendiaire, volcanique, en raison du caractère volontairement subversif de son écriture, en rupture de ban avec l’air du temps marxiste-léniniste. Il fallait une bonne dose de culot pour franchir le pas de la critique. Ainsi va la vie au Congo.

MFUMU

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