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Abri

Lundi 13 Janvier 2020 - 8:58

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Une fâcheuse conjonction de phénomènes climatiques incontrôlables a poussé de nombreuses familles à Brazzaville hors de leurs maisons d’habitation. En fait, celles qui n’en peuvent plus de lutter avec les moyens du bord contre la montée des eaux, les glissements de terrain et les ensablements sont parties errer ; celles, par contre, qui disent ne pas savoir où aller résistent. A leurs risques et périls !

En dépit de l’émoi qu’il continue de susciter chez les Brazzavillois, l’affaissement d’une partie du trottoir de l’emblématique avenue de la Corniche, le 9 janvier, a eu pour effet positif d’alerter les pouvoirs publics sur l’ampleur du désastre environnemental qui ronge la capitale. Evidemment que ces derniers s’en préoccupaient depuis la déclaration des grandes inondations le long des localités bordant le fleuve Congo, mais on a bien compris les limites imposées par la nature des moyens à réunir et la perplexité qu’il y a, dans l’urgence, de s’occuper de plusieurs choses à la fois.

Maintenant que le sinistre des intempéries est quasiment national se pose le problème de la pertinence des solutions. Le gouvernement en mesure l’exigence qu’il prévoit de confier à un interministériel la mission de mobiliser et les moyens et l’expertise pour faire de ce dossier l’une des priorités de son action les semaines et les mois à venir.

Il est des plaintes émises par les populations les plus touchées par ces calamités naturelles, et même celles qui ne le sont pas. Comme souvent, le gouvernement est montré du doigt, taxé d’avoir laissé faire, de ne pas prendre des mesures coercitives à l’encontre des occupants anarchiques ou leurs entremetteurs, et donc d’agir faiblement. Il n’est pas faux d’intenter ce procès, comme il n’est pas erroné de pointer la responsabilité des citoyens eux-mêmes dans le désarroi qui affecte leur cadre de vie. Il n’est pas non plus malvenu de rappeler que le phénomène des érosions et ce qui s’en suit n’est pas propre au Congo. Il suffit de regarder passer les images en boucle sur les écrans de télévision pour s’en convaincre.

Pour dire simplement que le moment est venu de prendre le taureau par les cornes, en se dotant des équipements qu’il faut pour redorer l’image de nos villes menacées d’écroulement, en fixant les règles d’assainissement que nul ne devrait enfreindre sans subir la rigueur de la loi. Peut-être ainsi pourrions-nous espérer préserver nos habitations, nos rues et avenues contre une disparition programmée.

Les Dépêches de Brazzaville

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