Opinion

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Amusant !

Lundi 17 Juin 2019 - 11:58

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Plus se confirme la relance de notre économie grâce à la remise en ordre des finances publiques et plus la fièvre grandit dans le camp des opposants radicaux qui espéraient voir s’effondrer le Congo au cours des prochains mois et qui voient le contraire se dessiner. Avec, d’une part, la signature prochaine de l’accord de long terme négocié avec le Fonds monétaire international et, plus encore, avec l’attention croissante que portent sur notre pays les puissances de ce temps, leurs dirigeants et les entreprises publiques ou privées qui défendent leurs intérêts dans cette partie du monde.

Il suffit, pour prendre la mesure de la fièvre qui gagne cette frange de l’opposition – car il s’agit bien d’une frange dont l’assise populaire est plus que réduite, pour ne pas dire inexistante –, d’aller sur le Web et de s’insérer dans les réseaux sociaux pour lire ce qui s’écrit, ce qui s’échange à ce sujet. Prenant peu à peu la mesure du redressement national qui se dessine, les radicaux sont pris de panique. Et on les comprend car les échéances électorales à venir, au lieu de se dérouler dans un climat de tension sociale extrême provoqué par la crise économique née de l’effondrement des cours du pétrole sur les marchés mondiaux, vont très probablement se tenir dans un climat apaisé et donc favorable à la majorité.

Le plus amusant dans cette affaire est que celles et ceux qui menaient cette bataille en surfant sur le web pour diffuser leurs « fake news » se sont enfermés eux-mêmes dans les pièges qu’ils tentaient de poser sur la route du pouvoir. L’actualité démontrant le contraire de ce qu’ils annonçaient à grand renfort de déclarations agressives et de fausses manifestations montées loin, bien loin du territoire national, ils se retrouvent dans une position intenable qui les discrédite aux yeux de ceux qui jusqu’à présent leur faisaient confiance, ou du moins faisaient semblant de leur faire confiance. D’où la tentation pour certains et pour certaines de changer radicalement de position.

La politique étant ce qu’elle est, c’est-à-dire une scène de théâtre où chaque acteur s’efforce de prouver sa crédibilité, la pièce n’est pas jouée puisque nous sommes encore loin de son dernier acte – deux ans pour l’élection présidentielle, trois ans pour les élections législatives et locales –. Mais le désaveu qui frappera les opposants radicaux pourrait bien s’avérer définitif. Amusant en effet !

 

 

Les Dépêches de Brazzaville

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