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Claque

Vendredi 8 Novembre 2019 - 11:21

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Que le président des Etats-Unis, Donald Trump, concrétise ce qu’il avait dit dès le début de son mandat afin de se démarquer de son prédécesseur, le très démocrate Barack Obama, à savoir le retrait de son pays de l’Accord sur le climat conclu à Paris en 2015, n’a rien de surprenant. Mû par la vision ultra-capitaliste qui lui a permis de bâtir sa fortune, il pense, à tort bien sûr, que l’argent permettra de lutter efficacement contre la dérive climatique générée par la surindustrialisation et la sururbanisation, que par conséquent il ne sert à rien de chercher à protéger la nature à l’échelle planétaire. D’où la logique destructrice qui l’anime et qu’il entend faire partager par les autres grandes nations du globe.

Le problème est qu’à terme très rapproché, l’actuel locataire de la Maison-Blanche peut-être et ses successeurs sûrement, seront contraints, qu’ils le veuillent ou non, de faire machine arrière et de reconnaître publiquement que leur plus haute autorité a commis la pire des erreurs. Ce qui se passe ces temps-ci en Californie, où de très violents incendies ravagent d’immenses surfaces et détruisent des milliers d’habitations, est là pour le démontrer de façon accablante. Avec comme conséquence que le peuple américain, dans son ensemble, découvre l’ampleur du séisme écologique qui se prépare et qu’amplifiera inévitablement la politique négationniste à l’égard du climat que prône Donald Trump.

Pour dire les choses de façon encore plus brutale, la claque que recevra le peuple américain, dans les années à venir, sera telle que tous ses dirigeants devront pratiquer une politique inverse de celle qui conduit aujourd’hui les Etats-Unis à se retirer de l’Accord sur le climat signé à l’issue de la COP 21. Et cela quelle que soit la couleur de la majorité présidentielle, quelles que soient les convictions personnelles du locataire de la Maison-Blanche, quels que soient les moyens dont celui-ci dispose pour se faire élire ou réélire. Avec, peut-être même, un retour de bâton pour Donald Trump lui-même lors de la prochaine campagne électorale qui pourrait déboucher sur sa non réélection.

Il n’est pas impossible, tout compte fait, que le président américain lui-même prenne avant qu’il soit trop tard la mesure de l’erreur qu’il a commise et fasse donc machine arrière brutalement. N’est-ce pas ainsi qu’il a bâti sa fortune ces dernières décennies ?

 

 

Les Dépêches de Brazzaville

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