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Dénombrement

Mercredi 4 Mars 2020 - 19:04

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Combien sommes-nous aujourd’hui ? Ou, plus concrètement, combien la République du Congo compte-t-elle d’hommes et de femmes établis sur les 342 000 km2 qui constituent sa superficie ? Cette question ne pourrait peut-être plus se poser d’ici la fin de l’année en cours, le gouvernement ayant lancé, à Brazzaville, la phase de terrain de la cartographie censitaire du recensement général de la population et de l’habitation.

Normalement, ce recensement aurait pu être organisé en 2017, après le tout dernier qui avait eu lieu en 2007. Les règles en la matière voudraient, en effet, que le dénombrement de la population d’un pays intervienne tous les dix ans. Opération technique et administrative nécessitant la mobilisation des ressources humaines mais aussi financières, le rendez-vous d’il y a trois ans a dû subir les contrecoups de la crise économique qui plombe le Congo depuis 2014. Ce retard avait fait réagir certains observateurs pour qui ce pari devenait désormais difficile à tenir.  

La question se pose maintenant de savoir si le gouvernement a réuni les moyens qu’il faut pour mener à son terme cette opération dont, bien entendu, l’importance n’est plus à démontrer. Dans le cadre de la mise en œuvre des politiques publiques, du développement de l’initiative privée, bref de l’aménagement du territoire, les données statistiques résultant du recensement de la population et de l’habitation sont indispensables. Elles apportent des informations de première main sur les critères d’adéquation des infrastructures en lien avec les besoins des bénéficiaires.

Peut-être que les appréhensions de ceux qui redoutaient le renvoi sine die du recensement général répondaient à des besoins précis. N’oublions pas que celui-ci offre aux services de l’administration du territoire de la matière pour se prononcer, par exemple, sur le découpage électoral. S’il l’on tient que les activités lancées le 4 mars n’ont rien à voir avec cet autre aspect de la vie de la nation, elles pourront néanmoins faire réagir dans les organisations partisanes. Celles-ci pourraient, même à titre indicatif s’intéresser à leurs suites « électorales » au regard des échéances politiques à venir.

Sur un tout autre chapitre, la coordination nationale du recensement que l’on dit à pied d’œuvre depuis plusieurs mois aurait tout à gagner à vulgariser davantage cette opération auprès de la population et des partenaires du Congo en vue d’en assurer le succès escompté.

Les Dépêches de Brazzaville

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