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Dette

Mercredi 19 Février 2020 - 12:28

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Que le niveau de notre dette publique ait atteint ces dernières années un niveau excessif est, hélas !, indiscutable. Et c’est précisément pour y remédier que nous avons engagé avec le Fonds monétaire international les négociations qui, elles-mêmes, ont permis de conclure il y a quelques mois un accord dont toutes les modalités ne sont pas encore arrêtées du fait de la mauvaise volonté de quelques-uns de nos créanciers. Lesquels s’efforcent par diverses voies – chantage, campagnes médiatiques, pressions individuelles – d’obtenir le paiement intégral de leurs créances alors même que la communauté financière internationale s’y oppose à juste titre.

Ce que, dans ce contexte très particulier, les observateurs de la scène congolaise doivent avoir présentes à l’esprit lorsqu’ils évoquent ce problème, ce sont les deux réalités suivantes :

° D’abord le fait que notre pays n’est en rien responsable de la cause initiale de ses difficultés présentes puisque celles-ci résultent de l’effondrement aussi brutal qu’imprévisible des cours de l’or noir – le pétrole – sur les marchés mondiaux il y a cinq ans au terme d’une longue période de hausse.

° Ensuite, et c’est encore plus important, le fait que notre endettement public a résulté de l’importance des actions de toute nature engagées par l’Etat pour moderniser nos institutions et nos infrastructures dans le moment même où tout semblait confirmer l’accroissement des moyens financiers dont nous disposions.

Ce constat doit être d’autant plus rappelé aujourd’hui que la modernisation dont il est ici question a créé les conditions d’une émergence économique et financière du Congo dont les inaugurations qui se déroulent actuellement à Pointe-Noire et qui se poursuivront dans les semaines à venir dans plusieurs autres départements du pays donnent une idée précise. Pour dire les choses de façon encore plus claire, notre pays sortira à brève échéance de la crise qu’il traverse plus fort, plus ouvert, plus attirant. Et c’est ce qui explique l’attention croissante que lui portent les grandes puissances de ce temps.

Contrairement aux apparences donc rien de tout ceci ne relève du rêve, de l’utopie.

 

 

Les Dépêches de Brazzaville

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