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Engouement

Samedi 24 Octobre 2020 - 18:19

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Cela était prévisible que la célébration, cette semaine, dans la capitale congolaise, de l’initiative « De Gaulle et Brazzaville : une mémoire partagée entre la France, le Congo et l’Afrique » constituerait un lieu de réflexion autour des quatre-vingts-ans d’une expérience dont les historiens n’ont pas encore entièrement livré les forces et les faiblesses. Un engouement à la dimension de l’événement a effectivement pris corps en prévision de sa tenue, à travers le nombre remarquable et aussi la qualité des contributions acheminées par diverses sensibilités dans le cadre du colloque international qui le sous-tend.

Au-delà de la dimension historique de ces célébrations, les experts et personnalités de divers horizons qui ont souhaité s’exprimer par écrit ou par visioconférence sur ce passé qu’ont en partage la France, le Congo, l’Afrique et plus loin la communauté francophone, ont mis en avant l’intérêt d’un débat qui ne doit pas être occulté. Sur les aspérités de la colonisation, comme sur les espérances véhiculées dans les espaces territoriaux concernés au moment où la défaite des nazis a restructuré le discours des décideurs de l’époque, la trentaine de communications proposées au colloque sont un bel hommage rendu à De Gaulle et à Brazzaville.

Du Canada à la France, du Congo Brazzaville au Congo Kinshasa comme on aime nommer les deux pays « voisinés » par leurs capitales pour les distinguer, en passant par le Tchad, la Centrafrique et le Cameroun, il y a lieu de considérer les retrouvailles de la capitale congolaise, les 27 et 28 octobre, dans la dimension qui leur va bien : celle qui indique qu’il y aura toujours à dire entre la France et les pays africains qui constituèrent naguère avec elle, une communauté d’intérêts marquée par tant d’appréhensions, et n’ayant jamais, au moins jusqu’à ce jour, déclaré ne plus être en mesure de dialoguer.

Autant fonder la certitude qu’au sortir de ce rendez-vous que Brazzaville s’est donnée le temps d’organiser en partenariat avec Paris, la Fondation Charles de Gaulle et l’Afrique représentée, l’histoire entre partenaires ne cessera jamais de s’écrire. L’avenir de leurs relations en dépend.

Les Dépêches de Brazzaville

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