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Mardi 11 Septembre 2018 - 14:33

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À l’heure où le président de la République regagne notre pays au terme d’une longue semaine d’entretiens et de déplacements en Chine, il n’est ni prématuré ni aventureux de tirer les enseignements de cette longue et très productive visite d’Etat. Au-delà, en effet, de l’entente diplomatique entre les deux pays qu’elle a manifestée avec la volonté évidente de l’affirmer publiquement, ce séjour s’est traduit de façon très concrète par deux actions dont nous tirerons de grands profits dans les mois à venir.

La première action est l’apport décisif de la Chine au redressement de nos finances publiques. Un apport qui va nous permettre de résoudre pour une large part le problème du surendettement de l’Etat congolais et donc de mener jusqu’à son terme la négociation engagée avec le Fonds monétaire international ; mais qui achèvera également de convaincre nos différents partenaires, publics ou privés, que la mauvaise page ouverte par la chute des cours du pétrole sur les marchés mondiaux est bien en train de se refermer. Un apport qui rendra donc confiance aux investisseurs.

La deuxième action est la série d’accords qui ont été signés à Beijing dans différents domaines et qui vont nous permettre d’accélérer, voire même de relancer, des projets essentiels pour notre développement futur parmi lesquels figure en bonne place le développement des zones économiques spéciales. Se traduisant non seulement par un apport de fonds significatif mais aussi et surtout par un transfert des connaissances, des savoir-faire, des techniques sans lesquels de telles avancées seraient impossibles, ces accords vont à coup sûr accélérer fortement notre marche vers le développement durable.  

Ce que traduit, ou plutôt confirme, la visite d’Etat du président Denis Sassou N’Guesso en Chine est que le Congo est perçu aujourd’hui par les grandes puissances comme un acteur incontournable de l’émergence du Bassin du Congo entendue dans son sens le plus large, c’est-à-dire incluant la région des Grands Lacs et le golfe de Guinée. À nous maintenant de confirmer à ces mêmes puissances qu’elles ont raison de nous faire confiance et de nous soutenir dans le processus d’assainissement de nos finances publiques et de relance de notre économie dont dépend l’avenir de notre peuple.

 

 

Les Dépêches de Brazzaville

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