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Etat d’urgence

Lundi 27 Juillet 2020 - 19:15

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Que les choses soient claires pour nous tous : l’état d’urgence prorogé de vingt jours par le gouvernement lors du Conseil des ministres qui s’est tenu à Brazzaville vendredi dernier ne doit en aucun cas amener la société congolaise dans son ensemble à réduire ou poursuivre la réduction de ses activités. Même s’il suscite très logiquement des contraintes de toute nature dans le but d’enrayer la pandémie du coronavirus, il n’empêche nullement les acteurs économiques, petits et grands, de travailler, de produire, d’échanger, bref de faire en sorte que la pandémie de Covid-19 n’aggrave pas la crise matérielle qu’elle a suscitée chez nous comme partout ailleurs dans le monde.

 

Rien, en vérité, n’est plus important dans le moment présent que de convaincre la société civile de se mobiliser au côté des autorités de la République pour conjurer le mauvais sort. Le mauvais sort, c’est-à-dire, un effondrement durable de l’économie nationale qui, lui-même, provoquerait une crise sociale sans précédent dans le moment même où se préparent les échéances politiques majeures que seront en 2021 l’élection présidentielle et en 2022 les élections générales. Ayant démontré à maintes reprises, notamment au sortir des guerres civiles de la fin du siècle dernier, qu’elle était capable de se redresser vite et bien, la société congolaise est tout à fait capable de se mobiliser une fois de plus pour franchir les obstacles élevés sur sa route.

 

Ce que doivent malgré tout comprendre les autorités dans ce contexte très particulier, c’est qu’il faut envoyer des signaux forts à toutes celles et à tous ceux qui peuvent contribuer au rebond nécessaire. Un devoir qui peut prendre les formes les plus diverses, allant d’un engagement sur le terrain plus fort des ministres,  des administrations et des services publics, des élus nationaux et locaux jusqu’à l’adoption de mesures objectives en faveur de l’économie réelle : aides financières, appui aux banques, réduction des prélèvements fiscaux, règlement de la dette intérieure, accroissement des investissements publics.

 

Si l’Etat manifeste de façon claire qu’il renverra, comme on dit, l’ascenseur aux acteurs économiques qui feront tout pour concrétiser sa volonté de relancer l’économie congolaise, l’on peut être certain que le meilleur sortira de l’état d’urgence qui vient d’être renouvelé.

 

 

Les Dépêches de Brazzaville

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