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Fonds bleu

Mardi 3 Décembre 2019 - 10:27

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Que le Fonds bleu pour le Bassin du Congo, dont la création fut décidée il y a près de trois ans, à Oyo, par les pays de l’Afrique centrale et de la région des Grands Lacs, soit demain l’un des moteurs principaux de la puissante machine qui se met en place sur les cinq continents afin de lutter contre le dérèglement climatique ne fait plus aucun doute. Le sommet qui se tient à Madrid cette semaine sous, le nom de COP 25, le confirmera dans les prochaines heures avec toutes les conséquences positives que la mise en route opérationnelle de cette institution aura pour toutes les nations de cette partie du monde.

Même si l’on ne connaît pas encore de façon précise les décisions qui seront prises dans ce cadre à Madrid, il convient de rendre dès à présent un hommage mérité à celles et ceux qui se sont impliqués personnellement et collectivement dans la concrétisation de ce qui, au départ, paraissait être un pari fou compte tenu du peu d’attention que la communauté internationale portait – et porte d’ailleurs toujours – à la défense de la nature, alors que de celle-ci  dépend aujourd’hui le sort de l’humanité. En commençant par les Congolais et les Congolaises de haut rang qui se sont lancés dans cette bataille vitale, le président Denis Sassou N’Guesso tout particulièrement.

Ce que démontrera, ou plutôt confirmera dans les heures à venir le sommet de Madrid sur le climat c’est, d’abord, que le Bassin du Congo est bien l’un des poumons de la Terre dont la préservation commande pour une large, très large part le destin de l’espèce humaine. C’est, ensuite, que le Congo, notre Congo, et même plus largement les deux Congo, dont les territoires renferment les plus vastes tourbières de la planète, sont tout naturellement appelés à jouer un rôle décisif dans la bataille écologique qui débute.

Au-delà de l’enjeu que constitue la protection du capital naturel inestimable que nous détenons, nous citoyens des deux rives de l’immense fleuve Congo, nous devons dès maintenant et chacun à sa place dans la société prendre la mesure des atouts que confèrera à l’Afrique centrale l’opérationnalisation du Fonds bleu dans les années et les décennies à venir. Car ce projet aura très vite une dimension planétaire d’où surgiront à coup sûr des avancées économiques et sociales sans précédent pour cette partie du continent.

 

 

Les Dépêches de Brazzaville

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