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Vendredi 10 Janvier 2020 - 13:02

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Ce qui ressort, au final, des cérémonies traditionnelles d’échanges de vœux qui se sont déroulées cette semaine à Brazzaville, c’est bien le fait que la société civile congolaise dans son ensemble entend participer activement au redressement de notre pays. Loin de considérer que ce rebond dépend seulement de l’Etat, du gouvernement, des administrations, les citoyens sont manifestement conscients, aujourd’hui, que s’ils ne s’impliquent pas eux-mêmes dans la résolution des problèmes auxquels ils se trouvent confrontés individuellement et collectivement aucune avancée significative ne sera possible.

Cette vérité a été énoncée mercredi de façon claire par la plus haute autorité de l’Etat, le président Denis Sassou N’Guesso lui-même, en réponse ou plutôt en complément des idées formulées par le secrétaire permanent du Conseil consultatif de la société civile, Céphas Germain Ewangui, qui venait de lui présenter les vœux de Nouvel An dans les jardins du Palais présidentiel. Si, en effet, comme il l’a dit, les parents, les familles, les groupes sociaux ne se mobilisent pas pour former les jeunes, combattre les antivaleurs, veiller au strict respect des lois qui fondent les libertés publiques, aucun progrès ne sera possible durablement même si l’économie nationale se redresse.

Intégrer en bonne place ce devoir dans les missions de la société civile a d’autant plus d’importance aujourd’hui que le monde dans lequel nous vivons est ouvert à ce point que ni le temps ni l’espace ne sont plus des barrières entre les hommes. Ce qui, bien évidemment, présente d’innombrables avantages et permettra des progrès décisifs dans les années à venir, mais qui expose aussi les citoyens, les plus jeunes en particulier, à toutes sortes de déviances dont les « fake news » – autrement dit les fausses nouvelles – ne sont qu’un outil parmi bien d’autres.

Ce qui s’est dit, publiquement ou en aparté, ces derniers jours du haut en bas de la société civile a démontré que dans le moment même où notre pays reprend sa marche en avant les autorités publiques, les élus du peuple, les organisations de la société civile, les citoyennes et les citoyens eux-mêmes ont une conscience claire de la nécessité de protéger les valeurs sur lesquelles est fondée notre jeune démocratie. Nul ne saurait le regretter dans le moment très particulier que nous vivons.

 

 

Les Dépêches de Brazzaville

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