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Mardi 15 Septembre 2020 - 18:28

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Alors qu’approche à grands pas le premier grand scrutin électoral qui marquera la période 2021-2022 – élection présidentielle, élections législatives, élections locales – la classe politique congolaise dans son ensemble commence manifestement à se mobiliser. Dans le but évident et parfaitement légitime, pour tous les partis ou formations, d’affirmer leur présence sur la scène publique en attirant vers eux le maximum d’électrices et d’électeurs.

 

A ce stade du débat public qui s’engage, il n’est ni prématuré, ni inutile de rappeler aux partis se mettant ainsi en ordre de marche que leurs dirigeants feraient bien de s’employer à resserrer dès à présent leurs rangs afin que les électeurs ne se perdent pas dans un imbroglio qui pourrait amener nombre d’entre eux à s’abstenir le jour où ils pourront, devront déposer leurs bulletins dans l’urne. Constituer un front uni avec un programme clair qui permette à la société civile de se prononcer en toute connaissance de cause est certainement aujourd’hui le meilleur des atouts que peuvent et que doivent jouer les partis en présence.

 

Si nous émettons cet avis dans le moment même où se met en route le long processus électoral qui marquera les deux années à venir c’est parce que la tentation est forte, manifestement, pour celles et ceux qui briguent le pouvoir de s’affirmer en faisant valoir leurs différences au sein même de leur propre camp. Quitte à prendre carrément, dangereusement leurs distances avec celui-ci et à jouer une carte de la division qui, elle-même, déroutera les électrices et les électeurs au point de favoriser l’abstention le jour venu.

 

La majorité étant unie autour du Parti congolais du travail dont la prééminence est aussi forte qu’ancienne, cet avis s’adresse essentiellement à l’opposition qui, pour sa part, se trouve plus que jamais divisée en un grand nombre de formations dont beaucoup rassemblent peu d’adhérents mais tentent malgré tout et par tous les moyens d’occuper le terrain sur la scène politique. Etant donné l’importance de l’enjeu que constituent les scrutins à venir, l’opposition doit évidemment resserrer ses rangs, s’organiser autour de sa ou ses formations principales, faire taire ses différends si elle veut convaincre une partie de l’électorat de lui faire confiance. Plus que jamais, en effet, la démocratie congolaise a besoin d’une opposition forte et structurée.

Les Dépêches de Brazzaville

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