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Panique

Jeudi 5 Mars 2020 - 21:08

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Que l’extension du coronavirus à l’échelle planétaire provoque aujourd’hui de grandes inquiétudes sur les cinq continents n’est ni étonnant, ni imprévu. Mais rien ne serait plus dangereux, dans ce moment très particulier, que de céder à la panique; une panique qui aurait comme résultat d’élever de nouvelles barrières entre les peuples, de provoquer un repli sur soi des nations que tous les peuples concernés mais surtout les plus pauvres paieraient au prix fort, de paralyser peu ou prou l’économie mondiale avec toutes les conséquences désastreuses que cela génèrerait inévitablement.

Plus que jamais donc « savoir raison garder » s’impose à nous comme à tous les pays qui composent la communauté mondiale et dont certains sont plus impactés que d’autres par la pandémie qui se précise. Savoir raison garder c’est-à-dire ne pas sombrer dans un délire de mesures plus pernicieuses les unes que les autres dont l’accumulation finirait par mettre en péril la mondialisation elle-même, cette ouverture générale dont chacun d’entre nous espère à juste titre tirer de  grands avantages. Une perspective que, soit dit en passant,  toutes les bourses du monde insèrent désormais en bonne place dans leurs calculs comme le prouve leur effondrement constaté ces derniers jours.

Même si elle en doute aujourd’hui, l’humanité a entre les mains tous les moyens nécessaires pour prévenir le pire, c’est-à-dire la mort brutale de dizaines, de centaines de millions d’hommes, de femmes et d’enfants. Si elle se coalise réellement, c’est-à-dire s’entend tout à la fois pour prévenir puis soigner les effets du virus Covid19, pour distribuer sur toute la surface de la planète les équipements et les médicaments permettant de le combattre efficacement, autrement dit pour conjurer le pire, elle résoudra vite le problème auquel elle se trouve présentement confrontée. Et si, de surcroit, les nations riches mettent à la disposition des hôpitaux, des cliniques, des médecins, des pharmaciens du Tiers-Monde les énormes moyens financiers qu’elles détiennent, l’on verra se mettre en place sur toute la surface du globe les moyens techniques et financiers capables d’empêcher l’épidémie de devenir une pandémie.

Paroles de rêveurs dira-t-on. Non simples propos de bon sens dont la concrétisation permettrait d’éviter que la peur se transforme en panique.

 

 

Les Dépêches de Brazzaville

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