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Lundi 14 Octobre 2019 - 20:00

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Que les regards des dirigeants de la planète se tournent aujourd’hui vers l’Afrique en général, le Bassin du Congo en particulier, n’a rien de surprenant. Perçu longtemps comme une terre instable où le pire pouvait à tout instant se produire, notre continent s’est imposé en quelques années comme l’un des enjeux stratégiques, économiques, financiers de ce début de millénaire. Et l’on peut être certain que son attrait, loin de se réduire avec le temps, va se renforcer en raison de son poids démographique, de l’ampleur de ses richesses naturelles encore très largement inexploitées, de son dynamisme humain, du dynamisme dont témoigne l’inventivité de ses entrepreneurs.

Le problème qu’il lui faut résoudre dans ce moment très particulier de notre Histoire, où l’Afrique devient un acteur incontournable de la scène mondiale, est celui de la place que nous allons occuper dans la gouvernance mondiale et donc du rôle que nous devons désormais jouer dans ses différentes institutions. Pour l’instant, en effet, notre capacité d’agir demeure très limitée alors même qu’à échéance de quelques décennies, plus d’un quart de l’espèce humaine vivra sur et dans nos territoires.

S’il est vrai qu’aujourd’hui les communautés dites « sous-régionales » telles que la Cédéao, la CEEAC, la Cirgl s’imposent comme des partenaires irremplaçables dans les zones géographiques qu’elles gèrent, il l’est tout autant, pour ne pas dire plus, que l’Union africaine, elle, ne joue toujours qu’un rôle très marginal dans la conduite des affaires mondiales. Il suffit, pour s’en convaincre, de considérer la place qu’elle occupe au sein des Nations unies où elle ne dispose d’aucun siège permanent du Conseil de sécurité, là même où les grandes puissances s’affrontent sans complexe pour défendre leurs intérêts.

Cette situation est d’autant plus regrettable que quelques gestes soigneusement calculés contraindraient la France, le Royaume-Uni, les Etats-Unis, la Russie, la Chine, l’Inde à nous faire une place à leurs côtés dans les instances suprêmes de la gouvernance mondiale. Quelques gestes parmi lesquels devraient figurer en bonne, très bonne place, la protection de la nature et la lutte contre le dérèglement climatique dont dépend à court terme la survie de l’humanité. Le temps n’est-il donc pas venu d’agir collectivement pour faire entendre la voix de l’Afrique ?

 

 

        

 

Les Dépêches de Brazzaville

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