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Sahel

Samedi 24 Août 2019 - 13:30

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L’immense bande de terre partagée par une quinzaine de pays a prêté son nom à une coalition antiterroriste soucieuse du développement comme alternative à la violence : le G5 Sahel. Il regroupe la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad mais peine, depuis sa création, en 2014, à gagner la première manche de son plan de bataille qui est de venir à bout des forces négatives. Ces dernières années, la région ne fait parler d’elle qu’en termes d’accrochages opposant les forces de défense et de sécurité des pays cités aux cellules terroristes et autres groupes armés disséminés partout.   

Lors du sommet de l’organisation tenu à Niamey, la capitale nigérienne, en février de l’année dernière, les chefs d’Etat appelaient à « mutualiser leurs efforts pour stabiliser et développer le Sahel ». Ils ont conscience de se retrouver au cœur d’un conflit qui promet d’être long tant les moyens dont a besoin le G5 Sahel pour fonctionner à plein régime font défaut. Les difficultés de terrain mettent à mal la concrétisation de cette noble ambition, et elles ne sont pas que d’ordre financier. Les questions de coordination des opérations le sont en effet aussi.

Pour avoir exprimé sa solidarité avec les pays de la région et contribué à la mise en place de cette coalition, la France mobilise pour le financement du G5 Sahel par la communauté internationale. Elle a profité de la tribune du G7, le sommet des sept pays les plus industrialisés qu’elle accueillait, samedi, à Biarritz, pour battre le rappel des contributeurs. Chacun sait qu’entre les promesses et leur réalisation il peut se passer beaucoup de temps et qu’en l’absence d’un engagement conséquent des partenaires au développement, le champ est laissé libre aux obscurantistes pour poursuivre la démolition des vies et des infrastructures.

Ce qui se passe actuellement au Mali, au Niger et au Burkina Faso, pays du G5 Sahel qui semblent les plus exposés ces derniers mois, doit alerter l’Afrique tout entière sur la nécessité d’agir ensemble. La présence à Biarritz des chefs d’Etat de cinq pays invités pour la circonstance (Egypte, Afrique du Sud, Rwanda, Sénégal et Burkina Faso) ne doit pas faire perdre de vue qu’en matière de développement, le continent africain a besoin tout d’abord de puiser dans le propre génie de sa population, et que la solution aux défis qui se présentent à lui viendrait rarement d’ailleurs.

Les Dépêches de Brazzaville

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