Opinion

  • Le fin mot du jour

Fait et cause

Dimanche 18 Janvier 2026 - 11:51

Abonnez-vous

  • Augmenter
  • Normal

Current Size: 100%

Version imprimableEnvoyer par courriel


Libre…L’on a beau vouer les nouveaux médias aux gémonies, il est une conquête intrinsèque dont chacun a conscience : la liberté de penser et de dire. Sur tous les sujets de société pris dans leur globalité, les utilisateurs de toutes les régions du monde, au nombre desquels les Congolais ne se privent pas de donner leurs avis. Ils profitent en cela de l'instantanéité de la distribution de l’information à très grande échelle qui demeure un atout puissant entre leurs mains. En même temps se dévoile leur état d’esprit.

Par le biais d’un nom d'emprunt, à visage découvert aussi, le créateur du contenu audio ou du podcast improvise du « mes chers compatriotes », du « mesdames et messieurs » et délivre son message. Exemple : dans le sillage des incidents survenus le 11 janvier dernier près de Mindouli sur la Nationale 1 dans le Pool, plusieurs personnes se sont exprimées.  

Promesses de déclaration des hostilités avec date fixée, démonstration de force, jurons et menaces visant les plus hautes autorités nationales, appels à la retenue, cris du cœur pour le retour à la quiétude, voilà autant de prises de position à partir desquelles l’on pourrait dans une certaine mesure dresser le tableau sociopolitique du Congo à deux mois de l'élection présidentielle de mars prochain. La violence, est-ce le chemin choisi par la majorité des Congolais ? Cela n’est évidemment pas le cas.

Sans exagérer les faits tels qu’ils sont relatés plus haut, sans non plus éluder la tension ambiante, l'on souhaite qu'au terme de ce rendez-vous majeur de la vie politique nationale dans deux mois, le Congo investisse davantage dans la consolidation de la paix retrouvée après des décennies de souffrance partagée. Prendre fait et cause pour ce challenge aidera à mieux envisager l'avenir du pays en ciblant les priorités profitables à son développement.

Les Congolais ne doivent pas passer toute leur vie à la recherche d'un refuge parce qu’ils seraient pourchassés de chez eux par les démons de la guerre civile ou seraient incapables de se mettre d'accord sur l'essentiel, à savoir la construction de la nation. De ce qui précède, il est de bon ton de saluer les déclarations officielles émanant de responsables d’instances en charge des mécanismes de consolidation de la paix dans le pays. Toutes témoignent de l’impérieux devoir qui incombe à chaque citoyen, où qu’il se trouve, de savoir raison garder.

 

Gankama N'Siah

Edition: 

Édition Quotidienne (DB)

Notification: 

Non

Le fin mot du jour : les derniers articles