Opinion
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- Analyse - Xinhua
À la vénézuélienne pour l’Iran ?Samedi 14 Février 2026 - 15:02 En attendant la poursuite, en mars, aux États-Unis, du procès intenté contre le président vénézuélien, Nicolas Maduro, enlevé avec sa femme, le 3 janvier dernier lors d'une opération musclée des forces américaines, le pays d'Amérique du Sud tente de s'organiser. La présidente par intérim, Delcy Rodriguez, joue son expérience en faisant en sorte que la relation avec le puissant voisin que sont les États-Unis s'améliore. Qu'elle soit à tout le moins le reflet d'une approche respectueuse de la souveraineté de chaque partie, débarrassée de "menaces, intimidations et sanctions unilatérales " destinées à étouffer et dominer l'autre. Elle a relayé ce propos dans une interview accordée à la chaîne américaine NBC, diffusée le 12 février. Le média lui demandait quand Caracas devra organiser les élections et si elle y pensait. Sa réponse a été sans équivoque : " Des élections, oui, mais comment est-ce possible dans un pays sous sanctions et soumis à des intimidations internationales et au harcèlement de la presse étrangère ?" Il semble que depuis l'épisode violent du 3 janvier, le climat de tension avec l'extérieur, en particulier avec l'Oncle Sam, n'est pas retombé. Bien sûr, le gouvernement intérimaire de Mme Rodriguez travaille au rétablissement de la quiétude en interne en se penchant, entre autres, sur le "sensible" dossier des prisonniers détenus sous Nicolas Maduro. Cette démarche est de nature à recréer la confiance parmi les Vénézuéliens que les troubles post-électoraux des années passées ont fortement divisés et traumatisés. Peut-être aussi que l'annonce de contrats pétroliers avec les entreprises américaines contribuera au retour à la normale entre Caracas et Washington ? L'or noir étant au cœur du latent conflit éclaté au grand jour, le 3 janvier, on peut le dire sans savoir pour l'heure quelle forme prendra cette "normalité " quand on sait comment l'actuelle administration de la Maison Blanche, coercitive en temps voulu, établit ses priorités à l'international. En parlant du Venezuela, du pétrole et des pressions en tous genres, on peut naturellement penser à l'Iran. Washington répète depuis plusieurs jours que Téhéran est dans son viseur et risque de le payer très cher si un accord n'est pas conclu rapidement sur ses ambitions nucléaires déclarées. Des négociations ont lieu entre les émissaires iraniens et américains à Doha, au Qatar. On ne sait pas si elles ouvriront la voie à une désescalade. Pendant ce temps, le ton monte de part et d'autre et la crainte de voir une intervention militaire américaine contre l'Iran embraser le Proche-Orient reste forte. D'un côté, un Donald Trump égal à lui-même et convaincu de sa puissance de feu, de l'autre un Ali Khamenei assigné à une résilience historique, ils incarnent le profil tendu de deux dirigeants qui refusent obstinément de se parler même au téléphone. Assistera-t-on dans les jours prochains à une opération à la vénézuélienne en Iran ou à une guerre de haute intensité ? La question se pose avec acuité. Gankama N'Siah Edition:Édition Quotidienne (DB) Notification:Non |



















