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La guerre, la galère...

Samedi 28 Mars 2026 - 19:53

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Certes, à l’origine des conflits armés s’imposent des logiques sur lesquelles donner tort ou raison à l’un ou l’autre protagoniste n’a jamais été aisé. Il en est ainsi des guerres actuelles et de celles des temps passés dont il importe néanmoins de relever le dénominateur commun : elles déciment des vies, désarticulent les économies, engendrent les inimitiés entre les peuples et les nations.

Ici n’est pas le lieu de résumer toutes les fractures causées par les aventures guerrières ainsi que le monde les vit depuis des siècles. L’on peut cependant rappeler les effets désastreux de la guerre russo-ukrainienne sur les relations internationales. Ce conflit entré dans sa cinquième année le 24 février dernier est-il sur le point de déboucher sur une cessation des hostilités ? Les experts restent dubitatifs car les obstacles à la conclusion d’une paix des braves sont nombreux.

Comme si cela ne suffisait pas, la région la plus instable de notre vaste monde, le Moyen-Orient, est en feu. Rien ni personne n’a encore pu étouffer le rejet réciproque et farouche de souveraineté entre la République islamique d’Iran et l’État hébreux. Dans ce célèbre espace géostratégique envoûté par les grandes puissances, la surprise serait que Téhéran et Tel-Aviv se battent seuls sans l’appui de leurs alliés traditionnels. D’où la présence aux côtés de l’Iran du Hezbollah libanais, et des Etats-Unis d’Amérique aux côtés d’Israël.

Annoncée pour durer quelques jours, peut-être une semaine, l’intervention israélo-américaine déclenchée contre l’Iran, le 28 février, se poursuit. Dans les médias le décompte des frappes lancées de part et d’autre, les dégâts humains et matériels alimentent une chronique sensément lugubre. On le sait, quand il a passé un long moment à ne pas trouver matière à mettre sous la dent, le monde médiatique s’égaye volontiers de ce genre de sujets. Le métier est ainsi fait, il lui faut un beau tableau de nouvelles fraîches et inédites pour sortir de la routine ennuyeuse.

Ceci dit, les comptes rendus journaliers de la presse permettent de prendre la mesure des événements. Dans le conflit dont il est question, comme dans le précédent, et dans tous les autres passés sous silence depuis un moment, les souffrances endurées par les populations civiles sont indicibles.

Pour autant, les autorités étatiques impliquées dans ces crises armées se rendent à l’évidence que la guerre est la pire des choses qu’elles puissent servir à leurs compatriotes et mêmes à leurs ennemis. Si elles ont leurs justifications, les guerres sont une galère de laquelle il faut s’extraire le plus vite possible.

C’est là que la diplomatie doit impérativement renaître par le moindre petit fil de dialogue même anodin ; ces liens ténus que ne peuvent pas toujours maintenir les carriéristes en la matière. Les « pauvres », ils sont tellement exposés ces temps-ci qu’il leur faut trouver des doublures au sein des sociétés savantes, des instances culturelles, des économistes et pourquoi pas, des artistes de renom.

Ceux évidemment qui ne se compromettent pas avec les puissants lobbies militaro-industriels que gavent les guerres interminables pour des besoins de portemonnaie.

Gankama N'Siah

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