Opinion
- Éditorial - Les Dépêches de Brazzaville
- Réflexion - Jean-Paul Pigasse
- Le fin mot du jour - Gankama N'Siah
- Humeur - Faustin Akono
- Chronique - Boris Kharl Ebaka
- Brin d’histoire - Mfumu
- Tribune libre - Sergueï Lavrov
- Idées-forces - Les Dépêches de Brazzaville
- Analyse - Xinhua
À cache-cacheSamedi 2 Mai 2026 - 15:54 Un peu plus de deux mois après le début de la guerre entre la coalition américano-israélienne et l'Iran, les belligérants observent un cessez-le-feu précaire. Et se vantent, chacun de son côté, d'avoir gagné la partie. En même temps, ils promettent de relancer les hostilités si un accord d'engagement réciproque à bâtir la paix dans la région du Proche-Orient n'est pas trouvé. À la vérité, ils ne facilitent pas la tâche au Pakistan qui s’est posé en médiateur dans cette crise explosive. Autour du détroit d'Ormuz, axe maritime vital de l'économie mondiale, Washington et Téhéran concentrent depuis plusieurs jours leurs forces de dissuasion et pourtant aussi une certaine disponibilité à lever le pied car, bien sûr, la guerre déclenchée le 28 février dernier par les Etats-Unis et Israël a fait démentir son utilité. Les observateurs s’accordent à dire, en effet, que si son objectif était, en décapitant la direction du pays, de provoquer un effondrement du régime de Téhéran, il n’a dans l’immédiat pas été atteint. Ils estiment, d’ailleurs, qu’il sera difficile, dans la situation actuelle, de parvenir à un tel résultat. Le premier round des négociations entamées par les émissaires américains et iraniens à Islamabad, le 11 avril, peut être considéré comme la suite logique de la révision des positions ultra-guerrières dans les deux camps. Mais cette volonté de dialogue peut-elle s’enraciner et dessiner les contours d’une sortie de crise durable ? On devrait le souhaiter sans perdre de vue le fait qu’à Washington et Téhéran, promettre la défaite à l’adversaire est un exercice de communication éprouvé dans lequel la démesure de la rhétorique tient une place de choix. Il suffit de prêter l’oreille aux prises de parole officielles chez l’Oncle Sam et chez les Ayatollah pour s’en rendre compte : « Ils n’ont plus rien, ils demandent à négocier parce qu’ils craignent de n’avoir vraiment plus rien à vendre ni à manger », ou encore « S’ils s’aventurent à nouveau, ils l’apprendront à leurs dépens et l’humiliation qu’ils viennent de subir les jours derniers n’est rien comparé à ce qui les attend ». Le stock de ces propos inimitables laisse penser que les deux ennemis en guerre émettent sur la même longueur d'ondes. Finiront-ils un jour à s’apprécier mutuellement ? À moins que ce quasi jeu de cache-cache auquel sont suspendues des vies innocentes en passe d’être à nouveau brisées ne leur serve d’alibi pour continuer à se haïr. Gankama N'Siah Edition:Édition Quotidienne (DB) Notification:Non |



















