Opinion
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- Réflexion - Jean-Paul Pigasse
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- Brin d’histoire - Mfumu
- Tribune libre - Sergueï Lavrov
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- Analyse - Xinhua
RDC: vague de réactionsSamedi 17 Octobre 2026 - 17:44 En République démocratique du Congo (RDC), un nouveau mouvement politico-militaire est né à l’est, le Front pour la refondation de la nation (FRN), et suscite tout naturellement une vague de réactions indignées à Kinshasa. Créé à l’initiative de l’ancien président, Joseph Kabila, ce mouvement relance en filigrane le débat sur la réconciliation nationale dans le pays et les moyens d’y parvenir. À l’évidence, privilégier la lutte armée pose un tas de problèmes qu’il ne sera pas facile aux acteurs positionnés en première ligne de résoudre sans se projeter davantage vers la quête de tranquillité. Comme on a pu le voir, la presse kinoise a largement consacré ses gros titres de la semaine écoulée à cette actualité. Elle a variablement repris les condamnations des annonces de l’ex-chef de l’État et relayé les défections enregistrées dans les rangs du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), formation politique de Joseph Kabila. Dans certains commentaires, le nouveau leader du FRN, dans lequel se sont fondus et le M23 et l’AFC (Alliance du fleuve Congo), est présenté comme un homme en bout de course et en désespoir de cause qui, ne sachant plus où donner de la tête, a fait le choix du pis-aller. Soulignons en passant que Joseph Kabila a été condamné à mort à la suite d’un procès pour « haute trahison ». De toutes les voix indignées en RDC dans le moment présent, il y en a une cependant qui semble sortir du lot par sa tonalité plutôt pédagogique. Celle d’un homme du sérail, pourrait-on dire, qui connait les principaux acteurs de la politique de son pays, en particulier Joseph Kabila et son successeur, le président Félix Tshisekedi. De qui s’agit-il ? Il s’agit bel et bien de Vital Kamerhe. Son parcours des dernières années est marqué par des ruptures et des rapprochements, l’occupation de hauts postes de responsabilité au parlement et dans l’exécutif, mais aussi le passage par la case prison. Ces « allées et venues », il les a effectuées auprès de Joseph Kabila et de Félix Tshisekedi, gagnant et perdant nombre de batailles. L’homme doit avoir beaucoup appris de ces péripéties pour apprécier les événements en cours dans son pays avec recul. Nos confrères du journal La Prospérité paraissant à Kinshasa rapportent dans un article publié le 15 octobre une longue déclaration de Vital Kamerhe. Sans prendre parti pour Joseph Kabila, dont il ne comprend pas le récent revirement, Kamerhe ne pense pas non plus que les ponts ne pourront plus être établis entre Kabila et la République à la tête de laquelle il est resté pendant dix-huit ans. Président de l’Union nationale congolaise (UNC), et se considérant toujours proche du président Tshisekedi, Vital Kamerhe donne par ce positionnement que l’on peut qualifier d’équilibré l’opportunité aux plus hautes autorités de RDC de mieux mesurer les enjeux de ce qui se trame derrière la posture « guerrière » de l’ancien chef de l’État. Pendant qu'on y est, il y a le fait que les provinces du Nord et du Sud Kivu échappent toujours au contrôle du pouvoir central. Dans la situation actuelle, la question qui se pose est certainement la suivante : comment réussir le coup de force de la réconciliation nationale là où risque de perdurer la division du pays ? Gankama N'Siah Edition:Édition Quotidienne (DB) Notification:Non |




















