Opinion
- Éditorial - Les Dépêches de Brazzaville
- Réflexion - Jean-Paul Pigasse
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- Humeur - Faustin Akono
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- Brin d’histoire - Mfumu
- Tribune libre - Sergueï Lavrov
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- Analyse - Xinhua
VéritéMardi 5 Avril 2016 - 19:23 Nous pensions, et nous écrivions ici même il n’y a pas si longtemps que la tentation de la violence pour faire triompher les desseins politiques les moins avouables avait été effacée chez nous. Eh bien nous nous sommes trompés et nous le reconnaissons humblement aujourd’hui : oui, hélas, il est encore des esprits pervers qui croient qu’en utilisant des armes contre la population et les forces de l’ordre ils parviendront à imposer leur loi ; oui, chez nous comme ailleurs de par le vaste monde, la tentation de la violence demeure présente au sein de petits groupes d’individus pour lesquels la démocratie est de très loin le pire des systèmes politiques ; oui, face aux extrémistes il n’est qu’une seule réponse possible, celle que peuvent apporter les forces légales sans lesquelles l’Etat de droit ne serait qu’un mythe, une illusion. Ajoutons tout aussitôt que ce que vient de démontrer l’agression perpétrée par des « Ninjas » contre les quartiers sud de Brazzaville, c’est précisément la capacité des autorités de la République à mettre un terme aux attaques menées par de petits groupes sans pour autant violer les règles de ce même Etat de droit. Contrairement, en effet, à ce que n’ont cessé de dire lundi sur leurs antennes de grands médias étrangers comme Radio France Internationale ou France 24 sans se préoccuper le moins du monde d’aller chercher la vérité sur place, le Congo a démontré une nouvelle fois qu’il sait mettre lui-même un terme aux crimes que commettent sur son sol quelques poignées d’extrémistes. Et c’est ce qui explique pourquoi les populations apeurées du sud de la capitale ont afflué vers le nord afin de se mettre à l’abri de ces violences. Le temps viendra certainement où les leçons de ce triste évènement seront tirées par les autorités et où l’opinion publique saura réellement à quoi s’en tenir sur les responsabilités de ceux qui l’ont mené, ou inspiré. Mieux vaut donc s’abstenir d’anticiper sur les conclusions auxquelles parviendront les enquêteurs, puis les juges. Mais en attendant il convient de souligner que notre pays a une nouvelle fois démontré sa capacité de mettre de l’ordre sur la place publique sans pour autant recourir à un usage de la force qui ne serait pas conforme aux règles régissant la démocratie. Soyons en convaincus : le peuple congolais ne l’oubliera pas.
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