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Décryptage

Mercredi 3 Janvier 2018 - 10:38

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La lecture attentive du Message sur l'état de la nation délivré par le président de la République, samedi, au Parlement réuni en Congrès et dont nous avons publié hier le texte intégral confirme que l'année 2018 sera marquée, comme on pouvait s'y attendre, par des réformes profondes de la gouvernance publique. Sans entrer dans le détail des mesures que laissent prévoir les mots et les formules utilisés par le chef de l'Etat afin d'en  dessiner le contour, l'on peut conclure que, très vite, des dispositions  concrètes seront prises pour réduire le train de vie de l'Etat, améliorer la gestion des finances publiques, dynamiser les administrations, lutter contre la corruption, soutenir le secteur privé, bref faire en sorte que l'argent public contribue mieux à l'émergence de la nation congolaise.

Mais au-delà de ce décryptage sommaire, l'idée forte du Message présidentiel tient en une phrase: "Sauvons-nous nous-mêmes. N'attendons pas que le salut vienne d'ailleurs".  Autrement dit : tout comme nous avons su organiser notre indépendance, il y a cinquante-huit ans, résoudre les problèmes provoqués par la précédente chute des cours du pétrole il y a trente ans et, surtout, sortir du chaos dans lequel nous avaient plongé les guerres civiles des dernières années  du siècle précédent, prenons mieux notre destin en main, mettons à profit la crise présente pour moderniser notre économie en la libérant du carcan pétrolier par la diversification.

Enoncé  posément mais dans le cadre très solennel du Congrès qui réunit dans un même lieu les membres élus des deux chambres du Parlement, sénateurs et députés, un tel message a deux conséquences immédiates : il précise, d'une part,  de façon claire la mission que devra assumer le gouvernement de la République dans les mois à venir; il confirme, d'autre part, que l'aide apportée par la communauté internationale à notre pays ne servira pas à entretenir un système décadent, mais contribuera de façon décisive à moderniser un pays qui a en lui tous les ressorts nécessaire pour résoudre les problèmes posés par la crise financière présente.

L'engagement de l'autorité suprême du Congo étant clair, voyons maintenant comment le Premier ministre et son équipe s'y prendront pour le concrétiser rapidement.

Les Dépêches de Brazzaville

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