Opinion

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Cinquième

Jeudi 21 Mars 2019 - 12:20

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Que le français soit la cinquième langue la plus utilisée dans le monde après le mandarin, l’anglais, l’espagnol, l’arabe (ou l’hindi selon certaines estimations) n’a rien qui puisse surprendre étant donné sa longue, très longue histoire. Mais que le nombre des « locuteurs » qui l’utilisent couramment ait progressé de près de 10 % au cours des cinq dernières années apparaît pour le moins étonnant, encourageant même, étant donné la complexité du vocabulaire et de la grammaire sur lesquels elle repose.

Parlé sur les cinq continents, mais surtout en Afrique où l’on dénombre aujourd’hui le plus grand nombre d’hommes, de femmes et d’enfants qui l’utilisent pour correspondre, échanger, dialoguer, le français, loin de s’étioler avec les ans, profite des nouvelles technologies qui effacent le temps comme l’espace. Il constitue en quelque sorte un bien commun que de plus en plus d’êtres humains partagent et que l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) a pour mission de développer.

Rassemblant en son sein quatre-vingt-huit Etats membres ou observateurs et dirigée désormais par une Africaine, la Rwandaise Louise Mushikiwabo – qui, soit dit en passant, a choisi, sitôt élue en octobre dernier, de venir à Oyo rencontrer le président Denis Sassou N’Guesso – l’OIF est une institution phare dont l’influence ne cessera de se renforcer dans les décennies à venir. Omniprésente hier sur les médias lors de la célébration de la journée annuelle de la francophonie, elle a montré sa volonté de développer l’usage de la langue française. Et, ce faisant, elle a envoyé un signal fort aux Etats comme aux gouvernements.

Il ne fait aucun doute, pour nous en tout cas, que la langue française peut et doit être soutenue de mille et une façons dans le moment présent. D’abord, bien sûr, parce qu’elle crée des liens intellectuels, sociaux, artistiques très forts entre des peuples différents qui ont su panser les blessures des temps anciens. Mais aussi parce qu’elle porte des valeurs que le temps, loin de les effacer, ne cesse de renforcer et dont témoigne l’extraordinaire vitalité de la littérature partout où le français est parlé.  

Soutenir l’OIF n’est pas autre chose que miser intelligemment sur l’avenir.

 

 

Les Dépêches de Brazzaville

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