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Art, culture …

Jeudi 16 Mai 2019 - 21:18

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Même si tout n’est pas joué pour nous sur le plan financier puisque l’accord de long terme négocié avec le Fonds monétaire international n’a pas encore reçu l’aval de son Conseil d’administration, le temps est venu, indiscutablement, de multiplier les gestes forts en direction de la très puissante communauté artistique et culturelle dont l’influence ne cesse de croître à l’échelle de la planète. Ecrivains, musiciens, poètes, peintres, sculpteurs, cinéastes, philosophes n’attendent, en effet, que cela pour rendre au Congo la place qu’il a longtemps, très longtemps occupée, mais que les difficultés matérielles avaient quelque peu occultée ces dernières années.

Si de très grandes puissances comme la Chine, la Russie, la France, les Etats-Unis manifestent ostensiblement leur intérêt pour la culture et l’art africain en général, pour la culture et l’art de l’Afrique centrale en particulier, ce n’est évidemment pas un hasard. Nous le mesurons pleinement nous-mêmes qui voyons les visiteurs de ces différents pays affluer vers notre Musée-Galerie à Brazzaville  et qui recevons de plus en plus d’invitations à exposer dans les  capitales de ces mêmes pays les œuvres d’art, anciennes ou modernes, rassemblées dans nos locaux ces vingt dernières années.

Parce qu’il occupe une place centrale dans l’immense et très riche Bassin du Congo, parce qu’il a su préserver son capital culturel tout en se modernisant, parce qu’il a formé et continue de former des artistes dans les domaines les plus divers, le Congo, notre Congo, occupe aujourd’hui une place à part dans le monde de la création sous toutes ses formes. Sans doute n’en a-t-il pas une conscience claire mais il lui  revient maintenant de tirer un juste profit de ce capital dont tout indique qu’il sera de plus en plus pris en compte à l’échelle internationale, grâce notamment à l’abolition du temps et de l’espace que génère le développement des nouvelles technologies.

Qu’il nous soit donc permis de dire, ou plus exactement d’écrire, que l’Etat, dans le même temps où ses finances se redressent, devrait inscrire l’art et la culture en bonne place dans l’ordre de ses priorités. Et faire en sorte, simultanément, que ses artistes puissent rayonner dans la sphère mondiale. Le bénéfice qu’il tirerait d’un tel mouvement serait à coup sûr immense.

 

 

Les Dépêches de Brazzaville

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