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Agressions

Vendredi 10 Novembre 2017 - 12:42

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Comme il fallait s’y attendre, les agressions verbales auxquelles des intellectuels comme Alain Mabanckou se livrent à intervalles réguliers contre les dirigeants congolais via les réseaux sociaux et quelques grands médias incitent ceux et celles qui nient chez nous l’Etat de droit à recourir à la violence pour exprimer leur opposition. D’où les agressions qui se sont produites, ces derniers jours en plein cœur de la capitale française mais aussi dans certaines de ses banlieues contre plusieurs personnalités congolaises.

Repérés et donc clairement identifiés, comme l’indique d’ailleurs La Lettre du Continent dans son dernier numéro, ces individus se réclament ouvertement de l’opposition dite « radicale » qui a tenté en vain d’empêcher la modernisation de nos institutions et l’avènement de la Nouvelle République. N’ayant pu arriver à ses fins au Congo, cette opposition tente aujourd’hui de faire du bruit à Paris dans le but d’empêcher le resserrement des liens entre le Congo et la France qui se dessine depuis l’installation d’Emmanuel Macron au Palais de l’Elysée. Et bien entendu, elle n’a aucune chance de parvenir à ses fins.

Ceci étant dit, il importe au plus haut point que l’Etat congolais s’oppose de façon claire aux agissements criminels qui visent ses ressortissants hors du territoire national ; non en recourant aux mêmes méthodes que les agresseurs, mais en empruntant toutes les voies que le droit national comme le droit international lui ouvrent pour mettre un terme à ce genre d’attaques.  Dans le même temps où la justice  prépare au Congo les procès qui permettront de faire la lumière sur les actes criminels accomplis ou préparés par ceux qui déniaient à notre peuple le droit de choisir librement ses institutions, la justice française doit, de son côté, s’employer à poursuivre ceux qui recourent à la violence pour intimider les Congolais vivant sur son sol. Si elle ne le fait pas très vite, elle lancera à la communauté internationale dans son ensemble un signal dangereux.

Tout bien réfléchi, l’enjeu de cette affaire est au fond le même que celui de l’affaire dite « des biens mal  acquis ». Il concerne, en effet, très directement les relations d’Etat à Etat qu’entretient la France avec ses partenaires africains puisque les agresseurs qui agissent dans l’Hexagone visent ni plus ni moins qu’à rompre les liens existant entre eux. Qui donc a intérêt à ce qu’une telle rupture se produise ?

Les Dépêches de Brazzaville

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