Cybersécurité : l'Europe explore les moyens légaux d’interception des communications 5G

Mardi 18 Février 2020 - 16:47

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Avec l’apparition progressive de la 5G, une technologie qui utilise un cryptage 256 bits assurant un niveau d’anonymat et de protection de la vie privée jamais atteint dans les réseaux de communications mobiles, les forces de l’ordre seront confrontées à de nouveaux défis.

Le cryptage du numéro IMSI (International Mobile Subscriber Identity) au sein des réseaux 5G illustre la manière dont les normes de protection de la vie privée ont été renforcées. Avec ce système, "les autorités chargées d’assurer la sécurité ne s[er]ont plus en mesure de localiser ou d’identifier les dispositifs mobiles", souligne Europol. La Commission européenne, Europol et les forces de l’ordre des États membres de l'Union européenne (UE) travaillent de concert pour identifier les moyens appropriés de préserver des possibilités légales d’intercepter des échanges dans le cadre des réseaux 5G.

Il faut dire que la 5G a été expressément conçue pour protéger la vie privée. "Europol encourage la participation des États membres aux comités de normalisation traitant de l’interception légale et de la cybersécurité de la 5G", a déclaré la commissaire Ylva Johansson. Et ce, dans le but de fournir à la police un meilleur accès aux données des consommateurs lors d’enquêtes criminelles, a-t-elle indiqué. Elle a toutefois ajouté que la " participation directe" d’Europol à ces activités était "actuellement limitée". Les États membres sont désormais chargés de plancher sur des mesures destinées à atténuer les risques liés à la cybersécurité décrits par le rapport.  Les pays de l’UE travaillent de concert avec la Commission et l’Enisa, l’Agence européenne pour la cybersécurité pour mettre au point cette stratégie, qui devrait être publiée dans les prochaines semaines, selon un fonctionnaire européen.

Noël Ndong

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