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Mercredi 12 Février 2020 - 10:57

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Oui, maintenant que l’Union africaine a fait siennes les recommandations du Comité de haut niveau sur la Libye  présidé par Denis Sassou N’Guesso que va-t-il se passer ? Cette question à laquelle pour l’instant aucune réponse précise n’est semble-t-il apportée les observateurs de la scène la posent avec angoisse.

De deux choses l’une, en effet : ou bien le Sommet qui vient de se tenir à Addis- Abeba et qui a permis des échanges fructueux entre les dirigeants du continent ouvrira la porte au dialogue entre les belligérants qui lui-même permettra de trouver une issue pacifique à la crise qui dévaste ce pays ; ou bien il ne sera pas suivi d’effets, amplifiera les dissensions entre ces mêmes belligérants et la crise s’aggravera, au point de déstabiliser l’Afrique du nord tout entière ainsi que l’immense sous-région du Sahel-Sahara, ce qui explique l’engagement de l’Algérie qui s’est confirmé ces derniers jours dans la recherche d’une solution.

Si l’Union africaine et plus largement l’Organisation des Nations unies veulent réellement mettre un terme au drame que vivent les populations de cette partie du monde, elles doivent écouter, ou plus exactement faire siennes les propositions que le Comité de haut niveau sur la Libye ne cesse d’énoncer et de préciser depuis des mois. Seule en effet cette voie, si elle est empruntée rapidement par les parties qui s’affrontent aujourd’hui sur le terrain, permettra de ramener la paix en Libye et par conséquent d’éviter la catastrophe régionale qui se précise de jour en jour.

A ce point d’un raisonnement qui résulte de l’observation attentive des propos tenus publiquement ou en aparté lors du Sommet d’Addis-Abeba, il est évident que l’Union africaine doit maintenant accompagner le Comité de haut niveau sur la Libye de façon beaucoup plus concrète. Autrement dit lui donner les moyens de traduire en actes ses propositions en faveur de la paix, de lancer réellement le dialogue entre les frères ennemis, de convaincre les puissances extérieures de se retirer avant qu’il soit trop tard, d’amener la communauté internationale à se mobiliser pour lutter contre les dérives de toute nature générées par la crise libyenne.

Telle est manifestement la prochaine étape qu’il convient de franchir si l’on veut que la paix l’emporte sur la guerre dans cette partie du monde.

Les Dépêches de Brazzaville

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