Opinion

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Reconstruire

Lundi 22 Janvier 2018 - 20:46

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Si l’on ne peut que se réjouir de voir se concrétiser  enfin l’accord de sortie de crise signé le 23 décembre à Brazzaville entre les autorités de la République et les représentants de Frédéric Bintsamou, alias « pasteur Ntoumi », il faut aussi prendre la juste mesure des blessures qu’il va falloir panser et des dégâts qui devront être réparés. Car la crise qui a plongé ces derniers mois dans le chaos une partie du département du Pool a un coût humain et matériel qu’il ne faut surtout pas sous-estimer si l’on veut que la vie y reprenne rapidement son cours normal.

Disons-le sans l’ombre d’un doute, la renaissance de ce vaste territoire va en effet coûter cher, très cher et ne sera possible que si notre pays tout entier s’engage au côté des pouvoirs publics afin de  permettre aux familles déplacées de regagner leurs villages, de relancer les activités économiques sans lesquelles leur vie quotidienne resterait impossible, de reconstruire aussi les infrastructures routières et ferroviaires détruites par les ninjas nsiloulou. Et seule la mobilisation de la nation tout entière permettra de relever le défi que constitue maintenant la renaissance de ce vaste territoire.

Le Congo tout entier et pas seulement les habitants du Pool se trouvant concerné par ce défi, est-il absurde d’imaginer que soit lancé un emprunt national qui permettrait de dégager les moyens financiers nécessaires ? Dans la passe difficile que traverse notre économie en raison de l’effondrement des cours du pétrole sur les marchés mondiaux et de la remise en ordre de nos finances publiques qu’exige à juste titre le Fonds monétaire international, il ne sera pas facile, en effet, de trouver dans les caisses de l’Etat l’argent correspondant. Mais la société civile, elle, a certainement les moyens d’apporter une contribution significative à la politique de reconstruction qui va s’engager.

Nous n’avons bien évidemment pas le savoir nécessaire pour dire comment la puissance publique devrait procéder pour mener à bien un tel projet, mais nous sommes convaincus qu’un appel de fonds lancé à l’échelle nationale et dont le remboursement à échéance plus ou moins lointaine serait garanti par l’Etat recevrait un accueil favorable de ceux et celles – citoyens, entreprises, associations, investisseurs, partenaires internationaux – qui en ont les moyens. Pourquoi donc ne pas miser sur la solidarité nationale ?

 

 

Les Dépêches de Brazzaville

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