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Mercredi 8 Janvier 2020 - 12:45

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Au regard des défis qui se posent à elle de nos jours, l’Union africaine (UA) a réellement du pain sur la planche. Attardons-nous sur la sécurité des biens et des personnes. Il n’est aucune région du continent où la liberté de circulation, considérée comme faisant partie des libertés fondamentales des peuples ne soit mise à l’épreuve des violences armées. Et les cinquante-quatre Etats qui forment l’organisation continentale ne parviennent pas à défendre des solutions viables à cette menace grandissante.

En se proposant d’inscrire l’objectif de « faire taire les armes sur le continent » au cœur de leur action cette année- le président de la République l’a énoncé devant les ambassadeurs, le 6 janvier-, les dirigeants africains prennent un engagement fort exigeant. Car devant eux se dressera toujours le piège dont leurs pays ne sont jamais sortis depuis les années des indépendances : celui du repli sur soi, de la préférence nationale au détriment de la préférence continentale. Au sein de leurs micro-Etats légués par le colon, même quand les enjeux sont multilatéraux, beaucoup ne songent pas à s’ouvrir et mutualiser leurs efforts.   

Il faut pourtant retenir qu’en termes de projections, l’Afrique n’est pas restée à court d’idées. La création de nombreux ensembles sous-régionaux, tous dédiés à son émancipation est en effet la preuve que l’espérance est au cœur des préoccupations des institutions publiques et de ceux qui les gouvernent. A contrario, la stabilité des Etats qui aurait pu être érigée en impératif, où constituer le sujet de toutes les initiatives audacieuses quand elle se délite quelque part fait figure de parent pauvre des mobilisations à l’échelle du continent.

Chacun pour soi, Dieu pour tous, voilà à peu près la devise à laquelle tous les Etats africains sont attachés. On imagine que si le Pacte d’assistance mutuelle, dont l’Afrique s’était dotée dans le cadre de son organisation continentale avait fonctionné, les groupes terroristes qui opèrent à ciel ouvert dans plusieurs régions auraient eu beaucoup de mal à prospérer. De nos jours, ils sont devenus plus puissants que les armées nationales qu’ils ont choisi de défier faisant payer à leurs hommes et aux populations civiles le plus lourd tribut.

A charge pour l’Afrique de se ressaisir méthodiquement si elle veut se bâtir un avenir radieux.

Les Dépêches de Brazzaville

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