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Jeudi 18 Février 2021 - 20:05

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Alors que vient de s’achever à N’Djamena le sommet du G5 Sahel et que les pays coalisés pour la préservation de la paix dans cette partie de notre continent, la France tout particulièrement, ont confirmé leur engagement sur le terrain, il est urgent que la communauté internationale dans son ensemble prenne enfin la juste mesure des défis à relever. Et en tire sans plus tarder toutes les conséquences sur le terrain en apportant aux peuples, aux Etats, aux gouvernements concernés l’aide multiforme qui leur fait pour l’instant cruellement défaut.

 

S’il est vrai, en effet, que les chefs d’Etat présents physiquement ou virtuellement par vidéoconférence dans la capitale du Tchad ont marqué clairement leur volonté de continuer à œuvrer pour la paix, il l’est tout autant que le soutien mondial qui leur permettrait de lutter efficacement contre les dérives de toute nature dont cette immense zone géographique est victime est pour l’instant quasiment inexistant. Ce qui explique pourquoi les attentats, les agressions, les guets-apens, les enlèvements, les pillages perpétrés par les milices islamistes s’y multiplient avec les dégâts dramatiques que cela provoque au sein des sociétés civiles concernées.

 

Ne nous faisons pas d’illusions et osons regarder la vérité en face : ce qui se passe actuellement dans la sous-région saharo-sahélienne n’est pas autre chose que la réédition de ce qui s’est passé tout au long des dernières décennies et qui continue de se poursuivre au Proche comme au Moyen-Orient. Avec une montée du salafisme sous ses différentes formes, mais aussi une aggravation de la guerre qui oppose les deux grands courants de l’Islam, à savoir le sunnisme et le chiisme, et qui n’est évidemment pas près de s’apaiser.

 

Avec aussi et simultanément une tentative de conquête de l’ensemble du continent africain par les tenants de l’islam radical qui vise désormais ouvertement l’Afrique occidentale, l’Afrique centrale, la Corne de l’Afrique, le golfe de Guinée.

 

Ayons conscience que le sommet de N’Djamena n’aura d’effets positifs à moyen et long terme que si les décisions qui y ont été prises ces dernières heures sont accompagnées, assistées, soutenues par l’Union africaine, mais aussi par les Nations unies et donc par la communauté mondiale tout entière.

 

 

Les Dépêches de Brazzaville

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