Opinion

  • Éditorial

Ambition

Mercredi 6 Janvier 2021 - 13:40

Abonnez-vous

  • Augmenter
  • Normal

Current Size: 100%

Version imprimableEnvoyer par courriel


Ce que démontrent les échanges de vœux à haut niveau qui ont marqué la fin de l’année 2020 et l’avènement de l’année 2021, c’est bien le fait que la pandémie de Covid-19 n’a en rien diminué ni affaibli la volonté de l’Afrique de faire mieux entendre sa voix au sein de la communauté des nations. Confronté comme tous les continents du globe à la double menace sanitaire et économique, donc sociale, que porte en elle l’expansion jusqu’à présent incontrôlable du coronavirus, notre continent est de plus en plus conscient de la puissance que lui confèrent, d’une part, son poids humain et, d’autre part, l’importance des ressources naturelles qu’il détient.

Dans ce nouveau contexte l’on peut être certain que l’Union africaine (UA) va tout mettre en œuvre dans les mois à venir afin que sa voix soit mieux entendue et surtout ses décisions mieux comprises au sein de la communauté mondiale. Avec, en ligne de mire, la création d’un siège permanent pour le continent au sein du Conseil de sécurité des Nations unies, suggestion qui a figuré en bonne place lundi à Brazzaville, et ce n’est certainement pas un hasard, dans la liste des propositions énoncées par le porte-parole du corps diplomatique, l’ambassadeur de notre sœur la République démocratique du Congo (RDC), lors de la cérémonie traditionnelle des vœux pour la nouvelle année.

Soit dit en passant, un tel propos a été d’autant plus remarqué dans la sphère internationale que, dans un mois, le président de la RDC, Félix-Antoine Tshisekedi, prendra pour un an la présidence de l’Union africaine. Avec, l’on peut en être certain, la volonté de donner enfin à notre continent la place qui doit être la sienne dans la gouvernance mondiale : une détermination qui sera d’autant plus forte et claire que le nouveau président de l’UA est appuyé, soutenu de mille et une façons par ses pairs du Bassin du Congo, au premier rang desquels figure bien sûr notre propre président, Denis Sassou N’Guesso, dont les actions en faveur de l’émergence de l’Afrique sur la scène diplomatique mondiale se sont multipliées ces dernières années.

Si rien n’est encore joué dans ce domaine éminemment stratégique tout indique aujourd’hui que l’année 2021 verra l’Afrique affirmer sa volonté de prendre enfin la place qui lui revient naturellement dans la gouvernance mondiale.

Les Dépêches de Brazzaville

Edition: 

Édition Quotidienne (DB)

Notification: 

Non

Éditorial : les derniers articles
▶ 21/1/2021 | Allez les Rouges!
▶ 20/1/2021 | Espérons …
▶ 18/1/2021 | Ajouts sur la liste
▶ 15/1/2021 | Modèle ?
▶ 14/1/2021 | Prises de parole
▶ 13/1/2021 | Restauration
▶ 12/1/2021 | Modération
▶ 10/1/2021 | Logique !
▶ 8/1/2021 | Emballement
▶ 7/1/2021 | Discrimination