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Samedi 11 Juin 2022 - 16:16

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Comment trouver le juste équilibre entre la préservation de l’identité de chacun dans une alliance qui se veut solide, et la volonté de partage censée assurer la cohésion de l’ensemble ? A l’heure qu’il est, il semble que cette question se pose avec insistance dans les rangs des formations politiques de l’arène congolaise. A quelques pas du lancement de la campagne électorale en vue du renouvellement des mandats des députés et des conseillers locaux en juillet, les états-majors multiplient les concertations pour tenter de sortir de ce casse-tête collectif.

Dans la mesure où par habitude de nombreux partis n’organisent pas les primaires, le premier tour ne servant pas non plus cette cause, les candidats désignés par les instances de leurs mouvements ont le sentiment d’exécuter la procédure de « un coup KO ». D’où le préjugé de considérer qu’une fois l’investiture du parti acquise, les chances de l’emporter au premier tour sont plus évidentes que le contraire. C’est ainsi que chacun essaye d’obtenir l’adoubement de sa direction politique, en entrevoyant l’étape de l’expression des électeurs comme une simple formalité.

Il existe bien entendu des circonscriptions où certains partis sont quasiment imbattables, parce qu’il s’agit de fiefs conférés par la pratique démocratique en cours au Congo depuis trois décennies. Le souci dont il est question aujourd’hui, pour ces partis dans ces fameux fiefs, porte essentiellement sur la représentativité des hommes et des femmes choisis pour défendre le siège en jeu. D’aucuns au niveau des instances de base avanceraient qu’un certain nombre de ces candidats investis sont peu connus et que leur intérêt pour la circonscription ne croîtrait qu’en période de vote.

Ce discours peut être le reflet de querelles opposant les dirigeants d’un même parti, quand l’arbitrage prononcé par celui-ci est en défaveur de l’un ou l’autre prétendant. La base oublie souvent que les préoccupations de la direction politique sont différentes des siennes. Mais ce débat-là est d’actualité en ce moment où les plateformes politiques constituées de plusieurs adhérents s’interrogent sur le siège à céder au partenaire, et dans quelle circonscription électorale ?

Se joue maintenant l’avenir des coalitions politiques dont le but, chacun sait, est de conquérir ou conserver le pouvoir, avec les avantages mais aussi les exigences qui y sont attachés.

Les Dépêches de Brazzaville

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