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Lundi 19 Avril 2021 - 17:20

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Le chef de l’Etat l’a bien compris comme en témoigne le discours prononcé devant ses pairs africains lors de la cérémonie d’investiture qui s’est tenue vendredi à Brazzaville : dans le moment très particulier que nous vivons le plus important, si le Congo veut surmonter rapidement les obstacles élevés sur sa route, est bien de redonner confiance aux artisans, aux agriculteurs, aux commerçants, aux entreprises, bref aux citoyens dont seuls l’engagement et le dynamisme permettront de relancer l’économie nationale.

 

L’engagement pris de façon solennelle par Denis Sassou N’Guesso est d’autant plus important que les acteurs petits et grands dont dépend aujourd’hui cette relance en étaient venus ces dernières années à douter de la volonté réelle de l’Etat d’amener ses administrations et ses services publics à les soutenir dans leur travail quotidien. Confrontés aux difficultés de tous ordres que l’effondrement des cours de l’or noir sur les marchés mondiaux, l’augmentation vertigineuse de la dette publique, l’irruption aussi subite que brutale de la pandémie du coronavirus, mais aussi le comportement pour le moins équivoque de certaines administrations, les citoyens, dans leur grande majorité, préféraient à juste titre réduire leurs activités plutôt que d’anticiper le rebond espéré.

 

En affirmant avec force sa volonté de faire de son nouveau mandat le quinquennat de la « tolérance zéro », le chef de l’Etat a envoyé un message fort : à la société civile dans son ensemble mais aussi et surtout aux pouvoirs publics qui vont devoir traduire en actes les promesses faites par lui tout au long de sa campagne électorale et réaffirmées lors de ce discours d’investiture. Traduire sans délai ce message  en actes  par la formation d’un gouvernement conçu dans ce but et donc capable de concrétiser la volonté présidentielle de réformer la puissance publique est le premier pas qui doit être franchi si l’on veut que la confiance l’emporte sur la défiance au sein de la société civile.

 

Ajoutons à ce qui précède que l’enjeu est d’autant plus important sur le plan politique que l’année 2022 verra se dérouler le deuxième grand scrutin électoral qui marquera le nouveau quinquennat, à savoir les élections législatives. Une nouvelle échéance que la majorité présidentielle doit préparer dès à présent avec le plus grand soin si elle veut garder le contrôle de l’Assemblée nationale.

 

 

Les Dépêches de Brazzaville

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