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Consommation

Samedi 23 Octobre 2021 - 17:54

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Qu’une note émanant de l’instance gouvernementale en charge des questions de commerce, approvisionnements et consommation délibère sur un produit jugé nocif pour la santé publique et en suspende la vente, voilà qui mérite d’être salué. Le 14 octobre, le directeur de la répression des fraudes commerciales a, en effet, attiré l’attention d’un chef d’entreprise opérant à Brazzaville sur la qualité « douteuse » d’une boisson commercialisée par son établissement et lui a enjoint d’attendre que vérification des informations véhiculées dans ce sens sur les réseaux sociaux soit menée par les services habilités.

Jusque-là, comme dans une affaire de justice, la société Regal, puisque c’est d’elle qu’il s’agit, n’est pas montrée du doigt comme ayant dissimulé une quelconque intention délibérée de disposer sur ses rayons une marchandise qu’elle savait par avance nuisible pour le consommateur. Ce n’est donc pas de cette entreprise que nous parlons ici. Nous alertons plutôt sur le travail qui incombe au département ministériel cité plus haut dans la mesure où son domaine de compétence touche directement à la vie de la population.

Même si l’attribution « contrôle de la qualité de la vie » ne fait pas partie des prérogatives de ce ministère-là, l’acte de consommation incluant les domaines des biens et services, il faut avouer que son unité dédiée à la certification des produits vendus sur le territoire national a du pain sur la planche. Car en dehors de la gamme d’objets manufacturés importés de l’étranger, le cas des jus « Ceres » bloqués à titre conservatoire, les produits de première nécessité livrés par les Congolais eux-mêmes sur les marchés domaniaux sont, on peut dire, victime de « mauvais traitement ».

A Brazzaville comme dans les autres villes du Congo, les commerces par terre triomphent. Manioc, poisson, viande, légumes, fruits et même du pain qui a le malheur de sortir de boulangerie sans emballage, sont vendus à l’air libre ou à même le sol et bien souvent sur les bords de caniveaux remplis de détritus. On ne parle pas dans ce cas de figure de répression des fraudes mais de consommation, évidemment de qualité de la vie.

Devant la perpétuation de ce qui s’apparente à un comportement réfractaire de ceux qui s’adonnent à ces pratiques antihygiéniques, il est peut-être temps d’engager la sensibilisation à la bonne organisation de la vente des denrées alimentaires. Les commerçantes et commerçants concernés invoquent souvent l’exposition à la précarité dont ils seraient l’objet pour justifier leur insouciance.

Consommation et contrôle de la qualité de la vie, on peut dans ce même chapitre s’adresser aux sociétés de distribution d’eau, d'électricité, d'internet, de téléphonie, afin qu’elles poursuivent l’amélioration de leurs prestations, de telle sorte que les pompes à sec, les ampoules éteintes et les réseaux électroniques défaillants ne soient pas facturés sans raison.

Les Dépêches de Brazzaville

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