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Lundi 4 Octobre 2021 - 18:07

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Alors qu’approchent à grand pas les scrutins nationaux et départementaux qui marqueront l’année 2022, il importe au plus haut point de rappeler aux partis et aux associations politiques, de la majorité comme de l’opposition, que la société civile attend de véritables débats sur l’avenir de notre pays. Non pas, donc, de nobles discours sur la démocratie et la place que chacun entend occuper dans la gouvernance nationale ou la gestion des affaires publiques, mais des programmes précis, concrets, détaillés qui donneront aux citoyennes et aux citoyens appelés à voter des idées précises sur les progrès à venir.

D’aucuns diront qu’énoncer ce genre de messages est, comme on dit en langue populaire, « enfoncer une porte ouverte », mais si l’on y réfléchit bien, il convient de souligner avec force à celles et à ceux qui brigueront dans les mois à venir soit leur élection soit leur réélection dans l’une des assemblées concernées le fait évident que la partie débute dès à présent. Non pas dans le cadre de la campagne électorale qui sera, conformément à la loi, strictement encadrée, mais dans le cadre des activités nationales et locales que chacune et chacun mène sur le terrain.

Rien n’est plus important aujourd’hui, en vérité, que de rassurer la collectivité nationale qui se trouve durement impactée, comme toutes les sociétés humaines, par la crise économique et financière vécue ces dernières années, par la pandémie du coronavirus et de ses multiples variants, par la fermeture des frontières qui en a résulté et qui perturbe profondément le commerce mondial. Au plan national, bien sûr, comme s’y emploient les hautes autorités de la République, mais aussi et surtout au plan départemental ou local qui concerne chaque individu.

Si l’on regarde la vérité en face, la dure époque que nous vivons tous a au moins l’avantage de rendre les citoyens, tous les citoyens plus sensibles, plus attentifs, plus soucieux de leur avenir. Et, par conséquent, de donner une importance particulière aux débats qui concernent leur environnement immédiat entendu au sens large, c’est-à-dire touchant leur travail, leur santé, la formation de leurs enfants, leur sécurité. Dans ce contexte très particulier, l’on ne saurait trop conseiller à la classe politique congolaise dans son ensemble de faire entendre sa voix de façon plus claire.

 

Les Dépêches de Brazzaville

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