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Fonds Bleu

Mardi 24 Novembre 2020 - 18:43

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Le nouveau président des Etats-Unis, Joe Biden, ayant marqué de façon ferme que dès sa prise de fonction, le 20 janvier prochain, son pays réintègrera l’accord sur le climat signé à Paris lors de la COP 21, la lutte engagée par la communauté humaine pour protéger la nature qui l’entoure va sans aucun doute repartir d’un bon pas. Elle affaiblira fortement, sinon même définitivement, le clan des « climato-sceptiques » qu’incarnait depuis quatre ans Donald Trump avec ses déclarations pour le moins négatives et ses « tweets » ravageurs sur la « toile ».

 

Alors que se précise cette relance vitale pour la planète tout entière nous devons, nous citoyens du Bassin du Congo, faire en sorte que la partie du monde où nous vivons s’impose maintenant comme le premier poumon de la planète. Placé  jusqu’à présent en deuxième position sur ce terrain éminemment stratégique, notre immense bassin fluvial avec ses forêts, ses rivières, ses étangs, ses tourbières va, en effet, se retrouver en position de tête dans les années à venir. Ceci du fait, notamment, de la destruction des ressources naturelles qui accompagne la déforestation accélérée que subit le Bassin de l’Amazone et contre laquelle les autorités du Brésil ne se mobilisent manifestement pas.

 

Dans ce contexte très particulier, si les pays qui composent le Bassin du Congo s’accordent pour faire entendre avec plus de force leur voix sur la scène internationale, ils en tireront à coup sûr de grands, très grands bénéfices car l’Amérique de Joe Biden s’engagera résolument à leur côté pour protéger la nature. En témoignent les propos que tient sur ce sujet le nouveau locataire de la Maison Blanche, mais aussi le choix des membres de son équipe qui seront missionnés pour réintégrer les Etats-Unis dans l’Accord de Paris.

 

Au cœur de la stratégie que les dirigeants de l’Afrique centrale doivent maintenant coordonner figure donc en bonne, très bonne place, le Fonds bleu pour le Bassin du Congo créé à Oyo il y a trois ans. C’est lui, en effet, qui permettra de concrétiser la volonté de nos peuples comme celle de nos dirigeants de protéger la nature et c’est par lui que pourront être mis en place les moyens techniques et financiers nécessaires. Alors que les Etats-Unis s’apprêtent à réintégrer l’accord de Paris rien n’est donc plus important, à notre avis, que de faire valoir la position stratégique du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo.

Les Dépêches de Brazzaville

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