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Lourdeurs

Lundi 12 Juillet 2021 - 19:14

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Dans le même temps où le gouvernement s’emploie à mettre de l’ordre dans le puissant appareil étatique placé sous sa responsabilité rien n’est plus important, pour lui comme pour la nation congolaise, que de veiller à ce que les différentes administrations n’empoisonnent pas la vie des simples citoyens, des entreprises, des associations, bref des acteurs petits ou grands dont dépend le progrès économique et social à court, moyen et long terme. Le risque est bien réel en effet que leur pesanteur, leurs interventions mal contrôlées, leur ingérence excessive dans le circuit productif finissent par provoquer une crise globale que l’Etat aura le plus grand mal à gérer.

 

Si nous évoquons ce problème ici et maintenant c’est parce que le poids excessif  de la puissance publique provoque aujourd’hui de fortes, très fortes tensions dans de nombreux pays. Aggravée, par la pandémie du coronavirus et par les tensions de toute nature que celle-ci provoque, l’intervention abusive des administrations dans la vie quotidienne des sociétés civiles ne peut que détériorer la situation globale au lieu de la réduire. Avec, au bout du compte, des catastrophes aussi graves que celles dont les pays de l’ex-empire soviétique ont subi les conséquences en Europe il y a trois décennies.

 

Que l’on nous comprenne bien : l’idée qui sous-tend ce commentaire n’est évidemment pas d’affaiblir l’Etat, les administrations et les services publics dans un moment très particulier comme celui que nous vivons où toutes les nations, qu’elles soient riches, pauvres, développées ou en développement, ont besoin d’être gérées d’une main ferme. Elle vise à attirer simplement l’attention du Premier ministre et des membres du nouveau gouvernement sur la nécessité de veiller à ce que la liberté individuelle et collective dont dépend l’essor de notre pays ne soit pas mise en danger par des interventions incontrôlées que mèneraient certaines administrations afin d’accroître leur influence dans la vie publique.

 

Veiller à ce que l’Etat garantisse à chacun d’entre nous la liberté d’agir sur laquelle est fondé le système démocratique dont nous nous sommes dotés ces dernières décennies est aujourd’hui plus que jamais un impératif catégorique que personne ne doit ignorer ou feindre d’ignorer. Mieux s’en convaincre dans le moment présent.

 

 

Les Dépêches de Brazzaville

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